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LA ZOOPHILIE AU MAROC : SEX IN THE BLED.....AVEC DES ANIMAUX

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Dans le contexte des domaines tabous mais que la société marocaine n'ose pas aborder et devant lesquels elle se voile la face, figure celui de la zoophilie. Les jeunes générations n'ont peut-être pas connaissance de ce phénomène à la différence de leurs aînées qui ont en au moins entendu une fois dans leur vie. Avant d'aller plus loin, il convient tout d'abord de s'entendre sur une définition communément acceptée. Pathologie relevant de la perversion sexuelle dans laquelle l'animal devient objet du désir, étudiée et approfondie dans les facultés et instituts de recherche, cette déviation a curieusement été supprimée depuis 1980  du DSM, la référence psychiatrique en matière de pathologies mentales .


Au Maroc, elle a été abordée principalement chez nous dans les recherches de Paul Pascon, le père de la sociologie marocaine. La définition de la  zoophilie, phénomène en voie de disparition il faut le croire, reste de manière lapidaire, la traduction d'un acte sexuel entre un homme et un animal, apanage de paysans simplets ou frustrés sexuellement. Peu de cas et de témoignages remontent à la surface pour fournir des éclairages à même d'aider et inciter les sexologues et autres chercheurs marocains à s'intéresser au sujet. Tous les sexologues contactés pour les besoins de cet article avouent ne pas avoir de données ni indications récentes pour se prononcer, du fait soulignent-ils, que les canaux de communication ne sont pas suffisamment fluides entre les mondes rural et urbain et du fait également que cette maladie reste marginale quand bien même cette pratique existe bel et bien encore chez nous.

La meilleure preuve en est ce procès intenté en 2008 par un fermier de la région de Fes à son employé qu'il avait trouvé en flagrant délit de zoophilie sur un coq. A l'issue d'un procès à huis-clos mais relayé par les médias, le coupable avait écopé d'une peine d'emprisonnement de 3 ans. Le fermier avait été alerté par le nombre inexpliqué de cadavres de coqs et de poules qu'il trouvait régulièrement gisant dans l'enceinte de sa propriété, tous leurs boyaux dehors. Croyant au départ à une épidémie ou à un empoisonnement, le fermier était loin de deviner que son ouvrier était l'auteur de ces viols d'animaux à répétition jusqu'au jour où n'en croyant pas ses yeux, il découvrit son aide en pleine scène de torture d'un coq. Lors de ses aveux devant le juge, ce dernier n'avait trouvé à dire  pour se défendre qu'il avait  toujours fait ça, qu'il n'y avait aucun mal à cela tant qu'il s'agissait d'animaux et que de toute manière ce phénomène était tout à fait courant et connu à la campagne. Contrairement à ce manque d'informations et à ce qui se passe chez nous dans le monde rural ou les anecdotes et plaisanteries de potaches sont légion,  dans les pays occidentaux la chose est disséquée en long et en large, médiatisée quand un fait divers retentissant le mérite comme récemment en Australie où un dépravé a écopé d'une lourde peine pour avoir assouvi ses pulsions sur un âne. Pour le reste, cette forme de dépravation et de déviance sexuelle est surtout recensée dans des lieux nocturnes qui les programment dans leurs spectacles ou bien encore chez des hommes et femmes zoophiles qui s'y adonnent en toute intimité avec leurs animaux domestiques.

Aux Etats-Unis, une étude qui fait référence dans le domaine et intitulée " Rapport Kinsey" du nom de son éminent auteur, révèle que 8% d'adultes américains ont eu au moins une fois dans leur vie ce genre de pratique, un pourcentage qui en dit long. Tout comme chez nous, celle-ci est plus répandue à la campagne qu'à la ville, à la campagne où réelle le rapport en ces termes crus, ce sont plus les hommes qui utilisent le vagin des chèvres ou des juments pour avoir du plaisir, alors que dans les villes, ce sont les femmes qui le trouvent en se faisant lécher par leur chien, généralement de grands gabarits. Et cette même étude de préciser dans son constat que cette pratique ne fait courir aucun risque particulier, mais il n'y a pas d'étude scientifique publiée à ce sujet. La chose reste discutable, tant il est vrai que les conditions d'hygiène diffèrent, comme nous allons le voir lus bas. comme nous allons le voir plus bas.

Pour en revenir à ce qui se passe dans nos campagnes, les différents témoignages recueillis difficilement avec parcimonie ne laissent aucun doute sur la subsistance de ce phénomène qui tendrait à disparaître avec le recul relatif de l'ignorance, de l'analphabétisme et d'un changement radical des modes de vie et des comportements au sein de la société. Un imam d'une mosquée de la région de la Chaouia estime que la pratique religieuse y est également pour quelque chose et que ce vice n'était que le propre de mécréants et de fous à lier. A la question de savoir ce qu'il pensait de la fatwa de l'Ayatollah Khomeiny qui de son vivant avait émis une fatwa autorisant la fornication avec des animaux et qui avait absous en même temps  tous les zoophiles au Maroc, notre imam s'est dit outrée par cette décision dont il n'avait jamais entendu parler. Il est vrai que cette fatwa n'avait pas fait les pages des journaux de l'époque. Bien que ce ne soit pas en conformité religieuse et géographique avec ce qui nous concerne ouvrons cette parenthèse édifiante.

En effet, dans son livre vert, ouvrage intitulé "Tahrir Olvasileh" quatrième volume , (édition Dard Orm, Gom , Iran 1990) traduit sous le titre " Principes politiques , philosophiques sociaux et religieux ( page 47 ) repris par le site en ligne Bladi.net qui met en lumière les proverbes du guide spirituel iranien, Khomeiny y recommande la ligne suivante en matière de zoophilie: "L'homme peut avoir des rapports sexuels avec des animaux tels que les moutons, les vaches, les chameaux et ainsi de suite. Cependant, il doit égorger l’animal après avoir eu son orgasme. Il ne doit pas vendre la viande aux gens de son village, cependant, la vente de cette viande à un village proche est acceptable. Autre extrait du même livre: " Si on a commis un acte de sodomie avec une vache ou un chameau, leurs urines et excréments deviennent impurs et même leur lait ne peut plus être consommé. Cet animal doit être tué le plus vite possible et brûlé."
Fin de citation. Sans commentaire. La parenthèse est fermée

Inutile non plus d'aller se renseigner dans les souks hebdomadaires autour d'un verre de thé. Vous aurez droit tout au plus et en guise de réponse à une risée collective quand vous ne serez pas traité de cinglé. La vérité ou du moins un semblant de vérité jaillira de la tente d'un rebouteux et accessoirement spécialiste en pharmacologie naturelle ou bien encore guérisseur es maladies psychiques. Rendu bavard contre monnaie sonnante et trébuchante, notre interlocuteur avoue sans se faire prier que la zoophilie continue d'exister, mais certes moins qu'avant, qu'il a eu à soigner des hommes victimes de ruades d'ânes et de chameaux ou bien encore souffrant d'irritations et de lésions sur leurs parties génitales. Outre ces animaux déjà cités, le guérisseur du souk avoue volontiers que c'est sur les ovins que la pratique est la plus courante, œuvre généralement de bergers adolescents qui profitent de la discrétion des pâturages.

Ainsi donc se présente cette déviance dans nos campagnes ou bien ce qui reste plutôt de cette pratique, car la seule certitude que l'on peut retenir, à défaut d'éléments d'appréciation tangibles et objectifs, c'est cette opacité qui entoure un tel phénomène qui se déroule loin de nos regards de citadins. Depuis Paul Pascon, les chercheurs se sont désintéressés de la chose, ce qui complique encore plus leur compréhension.

 

Jalil Nouri