La scène a tout d’un cauchemar éveillé. À Rome, dans une résidence huppée autrefois occupée par Paulo Dybala, la famille du joueur marocain Neil El Aynaoui a vécu une nuit d’une violence extrême, marquée par une séquestration sous la menace d’armes à feu.
C’est sa mère, Anne Sofie Rocher, qui a livré un témoignage glaçant. Réveillée en pleine nuit, elle aperçoit des silhouettes dans l’obscurité. En quelques secondes, l’irréversible se produit : un commando de six à huit hommes cagoulés, vêtus de noir, envahit la villa. Armés et organisés, les assaillants prennent immédiatement le contrôle des lieux.
Malgré les menaces, la mère de famille tente d’alerter ses proches. Un geste qui lui vaut de se retrouver avec une arme braquée sur le cou. « Dix minutes en enfer », confiera-t-elle. Les malfaiteurs regroupent les occupants, confisquent leurs téléphones — certains étant jetés par la fenêtre — tandis qu’un homme armé surveille la scène, en liaison constante par talkie-walkie.
L’opération, rapide et méthodique, ne dure qu’une dizaine de minutes, mais laisse des traces profondes. Une fois les assaillants partis, la famille, encore sous le choc, parvient à donner l’alerte grâce à un téléphone resté intact.
Au-delà du préjudice matériel, c’est le traumatisme psychologique qui domine. Anne Sofie Rocher ne cache pas sa décision : quitter au plus vite cette maison devenue synonyme de peur, pour privilégier désormais des logements plus sécurisés.
Cet épisode relance une nouvelle fois la question de la sécurité des footballeurs professionnels en Europe, régulièrement ciblés en raison de leur notoriété et de leur train de vie supposé.



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