Alors qu’il se dirige vers une reconnaissance largement partagée pour avoir relevé le pari de l’organisation de la meilleure Coupe d’Afrique de football de tous les temps, le Maroc entame, dès le début de 2026, une année riche en grands projets à concrétiser au bénéfice de ses citoyens, de son image internationale et de son rang mondial, qu’il entend défendre avec détermination.
Dès les premiers jours de la nouvelle année, la demi-surprise pourrait survenir, toujours sur le terrain du football, le 18 janvier, avec un éventuel sacre continental mettant fin à cinquante ans de disette.
Par la suite, le dossier du Sahara continuera d’occuper le devant de la scène et de peser sur les orientations politiques, dans l’attente du lancement effectif de l’application du plan d’autonomie, désormais largement admis. Celui-ci pourrait entrer dans une phase concrète dès la tenue prochaine de discussions préliminaires, à condition que l’obstacle du refus algérien soit dépassé, d’une manière ou d’une autre.
Les regards se tourneront également, en arrière-plan, vers les élections législatives de septembre, afin d’observer l’entrée éventuelle des jeunes au Parlement et de mesurer l’issue de la compétition politique entre les partenaires actuels de la majorité.
D’ici la fin de cette année à peine entamée, la vie politique devrait être largement dominée par ces échéances électorales, laissant peu de place à l’activité législative d’un Parlement qui sort pourtant d’un exercice particulièrement dense, marqué par une véritable frénésie d’adoption de textes.
De ce fait, des réformes majeures dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la justice risquent d’accuser du retard, au point d’être léguées soit au même gouvernement s’il est reconduit, soit à une nouvelle équipe qui pourrait choisir d’en revoir l’approche, voire d’en différer l’application, le temps de s’installer et d’y apposer sa propre marque.
Sur le plan du tourisme, la réflexion stratégique et la mise à niveau attendues, après l’exploit en voie de réalisation des 20 millions de touristes, devront ouvrir la voie à une nouvelle vision pour un secteur devenu à la fois stratégique et vital pour l’économie nationale.
Mais la priorité des priorités restera, sans conteste, la rude bataille contre le chômage des jeunes, véritable plaie socio-économique en quête de solutions durables. Pour le reste, le Maroc semble engagé sur une trajectoire positive et devrait, en 2026, continuer à maintenir le cap.
Par Jalil Nouri










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