Le Maroc confirme sa montée en puissance en matière d’attractivité économique. Réunie jeudi 2 avril 2026 à Rabat, la Commission nationale des investissements a donné son feu vert à 44 projets d’envergure représentant un volume global de 86,36 milliards de dirhams. À la clé : la création attendue d’environ 20.500 emplois directs et indirects dans plusieurs régions du Royaume.
Présidant cette dixième session, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a souligné que la dynamique de l’investissement au Maroc continue de se renforcer depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Charte de l’investissement en mars 2023. Il s’est appuyé sur des données officielles faisant état d’une performance record en matière d’investissements directs étrangers, avec des recettes ayant atteint près de 56,1 milliards de dirhams en 2025, soit une progression de 22 % par rapport au précédent sommet enregistré en 2018.
Selon le communiqué de la Présidence du gouvernement, les projets approuvés dans le cadre du régime de soutien principal à l’investissement se répartissent entre 30 conventions et 14 avenants. Ils devraient générer 9.000 emplois directs et 11.500 emplois indirects, contribuant ainsi à la relance économique, à la stimulation du développement territorial et à l’élargissement des opportunités d’embauche, en particulier pour les jeunes.
Ces investissements toucheront 19 provinces et préfectures réparties sur 10 régions du Royaume. Plusieurs territoires figurent parmi les principaux bénéficiaires, notamment Inzegane-Aït Melloul, Khémisset, Midelt, Nador, Oued Eddahab et Rehamna. La diversité sectorielle est également notable, avec 18 branches concernées, parmi lesquelles le tourisme, les énergies renouvelables, l’automobile, l’agroalimentaire, la santé, les mines, les infrastructures aéroportuaires et ferroviaires, les transports, l’industrie chimique et parachimique, l’aéronautique ainsi que l’enseignement supérieur.
Les chiffres publiés montrent que l’industrie automobile arrive en tête des secteurs les plus créateurs d’emplois parmi les projets validés lors de cette session, avec 38 % du total des postes prévus. Le tourisme suit avec 17 %, devant l’agroalimentaire qui capte 12 % des perspectives d’emploi.
Dans le cadre du régime spécifique destiné aux projets stratégiques, deux conventions supplémentaires ont également été approuvées pour un montant total de 12 milliards de dirhams. Ces projets permettront la création de plus de 2.100 emplois directs et concernent les secteurs de l’automobile et de la chimie, dans les régions de Casablanca-Settat, de l’Oriental et de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Un avenant à une convention a également été validé dans ce même cadre.
Par ailleurs, la Commission a accordé le caractère stratégique à quatre autres projets, représentant plus de 33 milliards de dirhams d’investissements et près de 4.000 emplois directs à terme. Pour Aziz Akhannouch, la mise en œuvre du nouveau dispositif de soutien dédié aux très petites, petites et moyennes entreprises participe activement à l’émergence d’une nouvelle dynamique territoriale, où l’investissement devient un véritable moteur de développement.
À travers cette nouvelle salve de projets, l’exécutif entend conforter le rôle de l’investissement comme pilier de croissance, de compétitivité et de création d’emplois, dans un contexte où le Royaume cherche à consolider son positionnement comme plateforme économique régionale de premier plan.



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