L’alliance du Maroc, de l’Espagne et du Portugal pour l’organisation de la Coupe du monde de football 2030 donne des ailes aux trois pays, mais aussi des idées pour l’avenir en matière d’organisation de grands événements sportifs mondiaux — surtout en football — qui les réunira pour une expérience inédite, marquant le 100e anniversaire de cette compétition universelle appelée à se disputer sur trois continents.
Bien avancés dans les préparatifs pour le Mondial 2030, les deux pays ibériques, l’Espagne et le Portugal, ainsi que le Maroc, sont de nouveau invités à présenter une candidature commune — à l’initiative de l’Espagne — pour accueillir, selon le même principe à trois, la prochaine Coupe du monde féminine de football prévue pour 2031, ou celle de 2034.
Tout dépendra naturellement du succès de l’édition 2030, qui ne fait aucun doute si l’on se fie aux relations harmonieuses qui ont prévalu jusqu’à présent, dans une entente de bonne intelligence, en attendant un consensus espéré sur la répartition des matchs, non encore déterminée, notamment ceux de l’ouverture, des demi-finales et de la finale. Ces derniers devront départager le Maroc et l’Espagne, au plus tard dans deux ans, en espérant qu’entre-temps, le voisin espagnol réglera les nombreux problèmes internes qui empoisonnent son football, et que la FIFA ne lui en tiendra pas rigueur.
Dans le cas contraire, le Maroc pourrait être tenté de candidater seul, après avoir gagné en expérience lors du Mondial 2030. Mais sa préférence reste, en tout cas, une organisation commune à trois pays, pour en préserver les mêmes objectifs, l’esprit et la philosophie.
En attendant, les partenaires se focalisent sur les défis de 2030.
Par Jalil Nouri