Entre 2023 et 2024, le soutien de l’État à l’importation d’ovins et de bovins a suscité une vive polémique au Maroc. Malgré des aides dépassant les 13 milliards de dirhams, les prix de la viande rouge n’ont connu qu’une baisse très limitée, relançant les accusations de mauvaise gestion et de détournement du dispositif à des fins spéculatives.
Selon une note officielle du ministère de l’Économie et des Finances, le soutien a pris plusieurs formes : subvention directe de 500 DH par tête d’agneau, exonérations fiscales (TVA et droits de douane) et soutien à la production locale via un contrat-programme de 14,45 milliards de dirhams avec la filière des viandes rouges.
En 2024, 474 312 moutons ont été importés à l’occasion de l’Aïd al-Adha, bénéficiant d’un soutien public direct de 237 millions de dirhams, sans compter les exonérations fiscales. Pourtant, le gouvernement admet que certains importateurs auraient stocké les bêtes pour les revendre plus cher après l’Aïd, annulant l’effet attendu sur les prix.
Du côté des bovins, 120 000 têtes ont été importées sous un régime d’exonération, coûtant à l’État 7,3 milliards de dirhams en pertes fiscales et 744 millions de dirhams au titre de la TVA. Malgré cela, les prix de la viande bovine restent élevés, soulignant l’échec relatif des mesures à endiguer la flambée.
Enfin, 277 entreprises ont profité de ces soutiens pour l’importation d’ovins et 133 pour les bovins, certaines via plusieurs entités juridiques, laissant planer le doute sur la transparence du dispositif.
En résumé, si l’intention de l’État était de préserver le pouvoir d’achat, l’exécution de ces aides soulève de sérieuses questions d’efficacité et d’équité. Le débat est désormais ouvert : faut-il repenser les mécanismes de soutien pour éviter qu’ils ne profitent qu’à une minorité de spéculateurs ?
Toutes les subventions doivent être sous caution de fin de réalisation suivant le cahier de charges. Une caution bancaire est indispensable pour accéder à la subvention. Cette caution est libérée une fois le projet réalisé. C’est la méthodes utilisée dans tous les pays qui veulent la transparence. Voila c’est tout.
Il faut d’abord punir cette bande de malfaiteurs qui ont détournés les fonds alloués à cette opération avant de repenser les mécanismes de soutien. On ne doit pas laisser passer cette affaire inaperçue afin de dissuader toute personne désireuse de profiter de l’argent du contribuable.
Je pense que l’un des meilleurs exemple de transparence dans l’attribution des primes est celui de Maroc PME pour IMTIAZ et autres.
Une équipe de jeunes compétents d’après mon expérience qui font leur travail avec honnêteté .
Le ministère de l’agriculture devrait s’en inspirer!!!