Tenue ce jeudi 4 décembre au palais de la Moncloa à Madrid, la 13ᵉ Réunion de haut niveau (RHN) entre le Maroc et l’Espagne a marqué un nouveau tournant dans la relation entre les deux royaumes. Coprésidé par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et son homologue espagnol Pedro Sánchez, ce sommet s’est conclu par la signature de 14 accords et mémorandums d’entente couvrant un large spectre de secteurs vitaux.
Ces textes portent notamment sur la politique étrangère, l’économie, la justice, le transport, l’agriculture et la pêche maritime, l’éducation et la recherche scientifique, le sport, la mobilité durable, le numérique, la protection sociale et la lutte contre les discours de haine. Ils dessinent les contours d’un partenariat « moderne, global et transversal », pensé pour répondre autant aux enjeux bilatéraux qu’aux défis régionaux en Méditerranée et en Afrique.
Au-delà des 14 accords, Rabat et Madrid ont adopté une volumineuse déclaration conjointe, forte de 119 engagements, qui encadre la coopération à moyen et long terme. Ce document insiste sur la stabilité de la feuille de route lancée en avril 2022, fondée sur la confiance, la transparence et le respect mutuel.
L’Espagne y réaffirme son soutien aux réformes engagées au Maroc sous la conduite du Roi Mohammed VI et salue le rôle régional du Royaume, notamment en Afrique. La dimension économique est centrale : l’Espagne reste le premier partenaire commercial du Maroc, tandis que les deux pays misent sur de nouveaux leviers comme la réactivation et la multiplication des liaisons maritimes, le renforcement des interconnexions énergétiques et l’essor des investissements croisés.
La perspective de la Coupe du monde 2030, co-organisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, est également présentée comme un accélérateur d’infrastructures et d’opportunités pour les entreprises des deux rives. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a d’ailleurs appelé les acteurs économiques à « tirer pleinement parti » de cette dynamique.
En scellant 14 accords, une déclaration conjointe ambitieuse et une vision partagée, le sommet de Madrid consacre ainsi un partenariat maroco-espagnol qui se veut plus qu’une simple relation de voisinage : un véritable axe stratégique entre l’Europe et l’Afrique, appelé à peser dans les grands dossiers économiques, migratoires, sécuritaires et sportifs des prochaines années.











Contactez Nous
« la lutte contre les discours de haine » j’adore, voilà comment ça a commencé, les européens ont demandé cela dans les années 90, les pays du Maghreb se sont exécutés, puis chez eux, ils ont repris la main de la haine, créent des chaînes fait pour fabriquer la haine de l’autre comme BFM et CNEWS, subventionnées au début, puis les officiels eux même ont repris la main sur ces discours haineux, au début, comme propagande des compagnes électorales, puis ça s’est étendu sur des projets de loi qui appuient la haine de l’autre, le racisme, l’islamophobie et j’en passe …
Maintenant que ce point est dit clairement dans le protocole, « la lutte contre les discours de haine » doit forcément intégrer tout accord avec les pays tiers pour le maîtriser puis éradiquer.