Safi panse ses plaies après les pluies orageuses d’une intensité exceptionnelle qui se sont abattues dimanche sur la ville et sa province. Au centre-ville, les cumuls ont dépassé 60 millimètres en seulement trois heures, un déluge concentré qui a transformé plusieurs axes en torrents et déclenché des crues soudaines dévastatrices.
Le bilan humain s’est alourdi à 37 décès, tandis que 14 personnes blessées ont été prises en charge à l’hôpital, certaines dans un état préoccupant. Les opérations de recherche, de secours et d’assistance se poursuivent sur le terrain, mobilisant autorités locales, Protection civile et forces de l’ordre, dans un contexte où la vigilance reste élevée face aux perturbations météorologiques.
Les services techniques soulignent que les précipitations ont été inégalement réparties selon les quartiers : le pic a été relevé dans des zones centrales, notamment au niveau de l’ancienne médina, ce qui a accentué l’effet de ruissellement vers des secteurs vulnérables. Des quartiers comme Sidi Boudhab figurent parmi les plus touchés par ces montées d’eau rapides.
Face à l’ampleur du drame, une réunion d’urgence s’est tenue lundi au siège de la préfecture, sous la présidence du wali de la région Marrakech-Safi, afin d’évaluer les dégâts, renforcer la coordination interservices et activer des mesures immédiates de protection des populations.
Sur le plan judiciaire, le Parquet général près la Cour d’appel de Safi a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes exactes de cette tragédie, alors que la question de la vulnérabilité urbaine face aux épisodes extrêmes revient au cœur du débat.











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