Depuis quinze jours, la CAN 2025 ne se joue pas seulement sur les pelouses du Royaume. Elle se vit aussi dans les rues, les taxis, les cafés, les maisons, et jusque dans les gestes les plus simples du quotidien. Car, au-delà de l’organisation sportive, un autre spectacle s’impose : celui d’une hospitalité marocaine qui confirme, une fois de plus, qu’elle n’est pas un slogan touristique, mais une réalité profondément enracinée.
Bien connue des guides de voyage du monde entier, cette tradition ancestrale s’est illustrée avec éclat au contact des milliers de supporters venus de tous les horizons africains. Sur les réseaux sociaux, les témoignages se multiplient : des visiteurs racontent leur surprise devant la chaleur spontanée des Marocains, leur disponibilité, leur sourire, et cette manière naturelle d’aider, d’orienter, de rassurer, parfois même d’inviter.
Inspirée par des valeurs religieuses qui font de l’accueil une vertu, mais aussi par une culture du partage transmise de génération en génération, l’hospitalité marocaine se nourrit d’une histoire particulière : celle d’un pays-carrefour, ouvert sur l’extérieur, façonné par le brassage, le commerce, les voyages et une civilisation construite sur la tolérance. On la retrouve dans toutes les villes du Royaume, avec une intensité particulière dans les régions les plus touristiques, mais elle demeure, partout, un réflexe social presque instinctif.
Avec la CAN, cette tradition devient plus visible encore. Héberger un supporter égaré, partager un repas, offrir un thé, accompagner une famille vers un stade, guider des visiteurs dans les transports : autant de scènes qui se répètent, loin des discours officiels, et qui donnent à l’événement une dimension humaine rare. À tel point que, pour beaucoup, l’accueil devient une expérience aussi marquante que le match lui-même.
Cette réputation n’est donc pas un vain mot. Elle se vérifie sur le terrain, dans les rencontres du quotidien, et se propage à vitesse réelle, amplifiée par les vidéos et publications de supporters conquis. Même des célébrités de passage s’en font l’écho, à l’image de l’artiste américaine Madonna, actuellement au Maroc pour les fêtes de fin d’année, qui aurait largement mis en avant, sur ses réseaux, cette atmosphère d’accueil et de générosité. Une reconnaissance de plus dans une constellation d’hommages, confirmant que, parfois, le plus grand triomphe d’un pays ne se mesure pas seulement en buts, mais en humanité.
Par Salma Semmar



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