Lors du Conseil politique du Rassemblement national des indépendants (RNI), réuni ce dimanche matin au siège central du parti à Rabat, Aziz Akhannouch a créé la surprise en annonçant officiellement qu’il ne sollicitera pas un troisième mandat à la tête de la formation. Le chef du parti a même demandé à être dispensé d’une nouvelle reconduction, appelant à ouvrir la voie à l’élection d’un nouveau président lors du congrès extraordinaire prévu le 7 février 2026.
Selon les éléments rapportés, cette position a été réaffirmée avec fermeté malgré l’insistance de plusieurs membres du bureau politique, attachés à son maintien. Akhannouch a justifié son choix par une conviction politique : la scène partisane marocaine, a-t-il expliqué en substance, a besoin d’un souffle nouveau et de pratiques qui rompent avec la figure des « dirigeants éternels » reconduits mandat après mandat. Pour lui, le respect des règles internes du parti—qui limitent la présidence à deux mandats—constitue un signal de crédibilité et un gage de démocratie interne.
À la tête du RNI depuis 2016, Akhannouch a défendu le bilan organisationnel réalisé durant ces années, évoquant la consolidation de la structure du parti, l’extension de ses implantations locales et régionales, ainsi que l’accumulation d’un capital politique ayant conduit le RNI au premier plan. Il a rappelé que cette dynamique a culminé avec la victoire du parti aux législatives du 8 septembre 2021, puis la conduite de l’Exécutif.
Le président du RNI a également mis en avant une lecture stratégique : le parti, fort de sa structuration et de son positionnement, serait désormais en mesure d’aborder les prochaines échéances avec stabilité, à condition de réussir un passage de témoin ordonné. Dans ce sens, Akhannouch a insisté sur la nécessité d’une transition « sans heurts », préservant les acquis tout en favorisant le renouvellement des élites, afin de renforcer l’image du parti auprès de l’opinion et des électeurs.
Sur le plan gouvernemental, Akhannouch a tenu à dissocier clairement la décision partisane de ses responsabilités à la tête de l’Exécutif. Il a assuré que ce choix n’entamerait en rien son engagement à poursuivre la mise en œuvre des priorités gouvernementales jusqu’au terme de la législature, en particulier les grands chantiers économiques et sociaux, dans le cadre des orientations générales et de la continuité des réformes.
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