Le compte à rebours a commencé au sein de la formation du RNI après l’annonce, à l’effet de véritable tremblement de terre, du départ de son président, Aziz Akhannouch.
Les préparatifs du congrès extraordinaire, prévu le 7 février pour lui désigner un successeur ou une successeure, ont déjà commencé, et la bataille s’annonce rude.
Faute d’avoir lui-même désigné, durant son mandat, un dauphin capable de lui succéder, Akhannouch laisse sa formation dans des sables mouvants et une zone d’incertitudes. En coulisses, toutefois, des noms commencent à circuler parmi de probables successeurs : certains très estimés pour leur travail au sein de son équipe, d’autres considérés comme des valeurs sûres du parti. Parmi eux figure un vieux routier du RNI, allié fidèle et actuel président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, souvent présenté comme le mieux placé des trois.
Une femme est également donnée comme favorite et bénéficierait de la confiance d’Akhannouch. Il s’agit de l’actuelle ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, qui, bien qu’encore relativement novice sur le plan politique, pourrait créer la surprise et rafler les suffrages.
Enfin, il y a ce que l’on peut considérer comme le joker. Ayant actuellement le vent en poupe, cette personnalité, ralliée au RNI lors de la formation du gouvernement Akhannouch et longtemps éloignée des subtilités politiciennes, n’est autre que l’actuel patron du football national, ministre délégué chargé du Budget et principal architecte des grands événements sportifs accueillis — et à venir — dans le pays. Il se distingue par un profil d’ingénieur rigoureux, une réputation de travailleur acharné, mais son principal handicap reste son manque d’expérience des arcanes internes du RNI, qu’il n’a rejoint que tardivement.
D’ici le 7 février, d’autres noms-surprise pourraient toutefois venir s’ajouter à ce premier trio. Une chose est sûre : la liste des prétendants s’annonce chargée et la course plus ouverte que jamais.
Par Jalil Nouri










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