La première apparition, ce lundi, au Parlement pour répondre aux questions de politique générale constituera le point fort de cette nouvelle année. Elle intervient au lendemain de l’annonce du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, de sa décision de prendre sa retraite politique dès le début du mois prochain, tout en continuant à gérer les affaires du pays avec son équipe jusqu’aux prochaines élections législatives de septembre 2026. Sa prestation sera très attendue, non pas tant pour le contenu que pour observer ce qui a changé chez l’homme.
Tous les regards des députés présents seront tournés vers le pupitre d’où il prendra la parole, afin de scruter l’état d’esprit dans lequel se trouve le président du RNI après les remous provoqués par une démission qui n’en est toujours pas une. Il s’agira de s’assurer qu’il n’a rien perdu de sa combativité pour défendre sa politique, mais aussi d’observer comment les représentants des deux autres partis de la majorité, le PAM et l’Istiqlal, se comporteront.
Car l’opinion publique et les médias n’ont pas manqué de relever le manque de réaction des chefs de ces deux formations face à l’annonce de son départ, en tant que chef de parti continuant à diriger le gouvernement comme si rien n’avait changé, laissant penser que la tempête ne sera, au final, qu’un simple orage sans conséquences, ni pour le programme gouvernemental, ni pour la méthode de travail, encore moins pour les engagements pris. En réalité, les députés s’intéresseront davantage à la forme qu’au fond lors de ce passage, prévu bien avant le tourbillon créé par cette décision.
Montrera-t-il un soupçon d’émotion et parlera-t-il d’une voix tremblante ? Échangera-t-il avec les députés de son parti ou restera-t-il froid et fuyant ? Autant de questions qui alimentent d’ores et déjà rumeurs et discussions dans les couloirs du Parlement. La retransmission de ce passage, prévue lundi après-midi, est à ne pas manquer.
Par Jalil Nouri


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