À Casablanca, l’Égypte a voulu terminer sur un podium. Elle repart finalement avec un goût d’inachevé… et des débats qui l’accompagnent depuis sa demi-finale. Dans une petite finale disputée sur 90 minutes, sans prolongation, les Pharaons et les Super Eagles n’ont pas trouvé la faille (0-0) avant de se livrer à la loterie des tirs au but. Le Nigeria, plus tranchant dans l’intention et plus froid dans l’exercice, a pris le bronze 4-2 t.a.b., porté par un Stanley Nwabali décisif, notamment face à Mohamed Salah et Omar Marmoush.
Le scénario a pourtant eu de quoi faire grimacer les Nigérians : deux buts refusés durant le temps réglementaire (faute après VAR, puis hors-jeu), comme si cette CAN avait décidé de garder ses frissons pour la dernière ligne droite. Mais à l’instant où les nerfs prennent le relais des jambes, le Nigeria a affiché ce qui fait les équipes qui finissent : de la lucidité, du mental, et un gardien qui “mange” la pression.
Dans les tribunes, l’image était tout aussi parlante : un public marocain largement présent, bruyant, vivant, parfois taquin, souvent respectueux — et surtout tourné vers le football plus que vers la polémique. Une ambiance qui contraste avec les critiques formulées par le sélectionneur égyptien Hossam Hassan après la demi-finale perdue contre le Sénégal : arbitrage jugé “injuste”, VAR mise en cause, calendrier dénoncé, organisation pointée du doigt.
Cette fois, l’Égypte n’a pas manqué le podium à cause d’un planning ou d’un sifflet : elle l’a laissé filer sur l’essentiel — marquer. Et dans une CAN qui a braqué les projecteurs sur le Maroc, le Nigeria, lui, a au moins terminé avec une médaille autour du cou. Pour les hommes d’Éric Chelle, ce bronze a le goût d’une récompense : celle d’un groupe qui, malgré l’amertume de la demi-finale, a su rester uni et lucide jusqu’au bout.
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