Le communiqué du ministère des Affaires étrangères annonçant la réponse positive de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’invitation du président américain Donald Trump de faire partie du Conseil de la Paix pour le Proche-Orient et d’autres zones de conflit constitue un atout majeur.
Majeur, car non seulement le Maroc sera directement associé à la genèse des décisions prises pour la résolution des conflits, sur la base d’une gestion volontariste impulsée par les États-Unis, mais il se positionnera également au cœur d’une plateforme stratégique de tout premier plan. Celle-ci lui permettra de faire entendre sa voix et de faire avancer, en priorité, sa position sur la question du Sahara, parallèlement à son engagement constant en faveur de la défense de la ville sainte d’Al-Qods, dont le Souverain préside le Comité qui lui est dédié, avec les mêmes engagements réaffirmés en faveur de la cause palestinienne.
Parallèlement à l’ONU, dont le rôle n’est pas inconciliable avec celui du Conseil de la Paix institué par Donald Trump — non sans arrière-pensées en termes d’image, il faut le reconnaître —, la diplomatie marocaine, incarnée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, trouvera dans cette assemblée prestigieuse et sélective un moyen d’être aux avant-postes des grandes décisions en matière de relations internationales. Le Royaume pourra ainsi être consulté et participer de près, aux côtés du président américain, aux règlements de conflits que ce dernier entend résoudre avant la fin de son mandat, le dernier, qu’il souhaiterait conclure en apothéose, avec l’ambition affichée d’un prix Nobel de la paix.
Des précisions importantes s’imposent toutefois concernant cette invitation, qui se distingue par son caractère hautement sélectif. Elle n’est pas adressée à l’ensemble des chefs d’État souhaitant intégrer ce Conseil. Le président Trump demeure le seul à pouvoir décider et inviter les futurs membres de cette instance stratégique, dont la légitimité ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté internationale. Par ailleurs, l’adhésion à ce Conseil implique un engagement financier particulièrement lourd, estimé à un milliard de dollars, avec, possiblement, des exceptions accordées à certains États ou dirigeants, demeurées à ce stade confidentielles.
Par Jalil Nouri



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