Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football, ne cesse de multiplier les déclarations polémiques depuis l’élimination de son équipe face au Maroc en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025. Dans un entretien accordé à France 24, l’ancien attaquant a franchi une nouvelle ligne rouge en avouant avoir envisagé de retirer son équipe du terrain, une menace aussi grave qu’irresponsable.
Les propos d’Eto’o témoignent d’une incapacité manifeste à accepter la défaite sportive. Plutôt que de reconnaître la supériorité du Maroc lors de cette rencontre, le président camerounais préfère s’accrocher à des prétextes d’erreurs arbitrales, refusant d’assumer que son équipe a été tout simplement surclassée. Cette attitude victimaire est d’autant plus choquante qu’elle vient d’un dirigeant censé incarner les valeurs du fair-play et du respect dans le football africain.
L’aveu d’Eto’o concernant la suggestion de retrait de son équipe révèle un comportement indigne d’un responsable sportif de son envergure. Envisager d’abandonner une rencontre sous prétexte d’arbitrage défavorable constitue non seulement un manquement grave à l’éthique sportive, mais aussi un affront à l’ensemble du football africain et aux supporters qui se sont déplacés pour vivre cette compétition. Cette menace, même non concrétisée, reste une tache dans l’histoire de la CAN.
Le comble de ces déclarations réside dans la défense qu’Eto’o apporte au sélectionneur sénégalais après la finale. En affirmant que ce dernier n’était pas dans l’erreur et en saluant son prétendu courage, le président camerounais cautionne ouvertement des comportements anti-sportifs et des attitudes contestables qui ont entaché l’image de la compétition. Cette prise de position démontre une vision biaisée du football où la fin justifierait les moyens.
En tentant de se présenter comme un dirigeant mesuré qui a su garder son calme, Eto’o ne fait qu’aggraver son cas. Reconnaître publiquement avoir été tenté par un geste aussi radical que le retrait de son équipe, puis s’en féliciter comme d’une preuve de maîtrise, relève d’une logique complètement inversée. Un véritable leader n’aurait même pas envisagé une telle option, quelle que soit la pression du moment.
Ces sorties médiatiques répétées d’Eto’o soulèvent de sérieuses questions sur sa capacité à diriger sereinement la fédération camerounaise. Au lieu de travailler sur l’amélioration du niveau de son équipe et d’accepter les résultats sportifs avec dignité, il préfère alimenter les polémiques et chercher des excuses à l’extérieur. Le football marocain et africain mérite mieux que ces déclarations qui ne font que discréditer leur auteur et ternir l’image d’une compétition qui aurait dû rester une fête du ballon rond.



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