Prévu autour du 20 février au Maroc, le mois de Ramadan s’apprête à prendre ses quartiers dans les pays musulmans. Comme le veut la tradition, des réunions se tiennent au niveau ministériel pour s’assurer du bon déroulement du mois sacré, notamment en matière d’approvisionnement en produits les plus consommés, afin d’éviter toute pénurie. La spéculation sur les marchés reste le souci principal des autorités, et les opérations de contrôle ont déjà commencé pour enrayer ce fléau qui gâche à chaque fois le mois sacré, le transformant parfois en un autre, celui de la nervosité et des pulsions liées au jeûne, conduisant à des actes et comportements inappropriés pouvant aller jusqu’à la violence.
Alors que pour la plupart, le mois sacré est la période du recueillement par excellence, pour d’autres il constitue l’occasion attendue pour s’enrichir ou s’en servir comme défouloir, ce que la religion interdit au même titre que le mensonge, la médisance et autres péchés, malgré tous les conseils prodigués lors des prêches.
Mais le Ramadan est également, pour ceux qui en ont l’habitude, réservé au sport, mais bien avant cela aux Tarawih, ces soirées religieuses de l’après-rupture du jeûne rassemblant petits et grands dans des mosquées bondées de fidèles, quotidiennement jusqu’à la nuit sacrée précédant le 27e jour, marquant la fin d’un cycle très prisé.
Intervenant au mois de février, le Ramadan se déroulera durant une période de froid encore très présent, ce qui allègera la contrainte du jeûne et, en raison du changement d’horaire spécifique, moins une heure, sera moins éprouvant.
À un mois de son début, le mois sacré n’échappera pas, une fois encore et malgré les assurances apportées, aux bousculades dans les marchés et supermarchés, ce qui est déjà le cas, alors même que les rayons et étalages seront largement approvisionnés. Il est des tendances qui ont la peau dure.
Par Salma Semmar











Contactez Nous