L’or vient de franchir un cap que peu d’analystes imaginaient atteint si vite. Ce lundi 26 janvier 2026, le métal jaune a dépassé les 5.000 dollars l’once, inscrivant un nouveau record historique et confirmant sa place de refuge ultime lorsque les marchés doutent.
Cette envolée s’inscrit dans une trajectoire spectaculaire : il y a deux ans à peine, début 2024, l’once évoluait autour de 2.000 dollars. Autrement dit, l’or a plus que doublé en un temps record, nourri par une combinaison d’incertitudes géopolitiques, commerciales et monétaires, sur fond de dollar fragilisé et d’appétit renouvelé pour les actifs tangibles.
Le contexte international joue un rôle d’accélérateur. Les marchés restent suspendus aux secousses diplomatiques (Ukraine, Gaza, Iran) et aux rapports de force commerciaux, tandis que la rhétorique américaine sur de possibles mesures douanières continue d’alimenter la nervosité, même lorsque certains signaux d’apaisement émergent.
Un autre facteur pèse : la confiance. Les revirements politiques, les débats sur l’orientation des taux et les tensions autour de l’indépendance des banques centrales nourrissent l’idée qu’il faut “bétonner” les portefeuilles. Dans ce climat, l’or devient une assurance contre l’imprévu, un actif que l’on conserve “au cas où”.
Dans le sillage de l’or, l’argent s’est lui aussi emballé : il a franchi les 100 dollars puis atteint un sommet inédit autour de 109 dollars l’once, porté à la fois par l’euphorie spéculative et par des usages industriels (électronique, solaire).
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