Il s’agira de la grande inconnue des prochaines élections législatives : les femmes iront-elles en masse dans les bureaux de vote, et surtout, comment les inciter à le faire ?
La nouvelle donne de la participation de jeunes candidats en qualité d’indépendants, susceptibles, grâce à leur proximité — plus que celle des politiques traditionnels — avec les femmes dans les régions aussi bien urbaines que rurales, pourrait constituer un élément déterminant.
Mais reste également l’effet que produira la campagne intense de sensibilisation et de communication que compte mener le département de tutelle, ainsi que le rôle du ministère de l’Intérieur dans cette mobilisation, si, comme il y travaille, il parvient à obtenir le taux de participation le plus élevé depuis les premières élections tenues dans le Royaume.
Mais cette partie n’est pas gagnée d’avance : voir les femmes, chaînon manquant par le passé, se diriger vers les bureaux de vote, y compris sans apporter leur voix à tel ou tel candidat. Quoi qu’il en soit, il est grand temps qu’elles se familiarisent avec ce devoir citoyen en participant à la vie politique du pays et en faisant leur choix plus tard, en toute connaissance des enjeux. Il sera intéressant de voir, en tout cas, comment se gagnera, plus que jamais, ce défi de la participation, qui passera inévitablement par les jeunes et les femmes.
Ce taux de participation, s’il est effectivement élevé, conjugué au vote des femmes et à la candidature de jeunes indépendants, pourrait aboutir, au final, à une transformation profonde du paysage politique national et à des révisions majeures de la représentativité parlementaire, lesquelles agiraient comme catalyseur d’une réconciliation de la population avec la politique, les institutions représentatives et, évidemment, les partis.










Contactez Nous