Les observateurs géopolitiques ayant misé ces derniers jours sur une remise à plat, voire un changement de paradigmes après les incidents de la CAN 2025, mais bien avant depuis l’arrivée du duo Faye-Sonko à la tête de l’État sénégalais, en ont eu pour leurs frais, car dans tout cela, c’est la realpolitik et la continuité renforcée qui ont prévalu, montrant que le Maroc pouvait compter sur le Sénégal pour sa vision africaine et ses projets de la façade atlantique, et plus profondément encore en Afrique.
Tout s’est éclairci avec la visite que vient d’effectuer le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, à Rabat et à Casablanca, pour y présider, accompagné de ses ministres et d’une forte délégation d’hommes d’affaires, en premier lieu les travaux de la Haute Commission mixte, qui ne s’était pas réunie depuis de nombreuses années, puis, par la suite, dans la capitale économique, un forum destiné à encourager les investissements dans la diversification et à répondre aux besoins réels du partenaire sénégalais.
Cette visite, globalement très positive, les messages clairs qui l’ont ponctuée, les assurances apportées de chaque côté sur le niveau des échanges et la compréhension mutuelle, y compris sur le dossier du Sahara, pour lequel Dakar a réitéré de manière inconditionnelle son soutien à la position marocaine, tous les volets de cette riche relation ont été abordés en toute franchise et conclus sur des résultats forts qui dépassent les paramètres religieux et spirituels déjà profonds.
Les deux pays veulent jouer en commun un rôle moteur en Afrique sur le plan économique, mais n’entendent le faire qu’une fois la place du Sénégal renforcée par des apports et une expertise extérieurs que peut fournir Rabat à son allié de toujours, afin de dynamiser son économie et de contribuer à le doter d’infrastructures importantes.
Les deux parties peuvent se féliciter de ces retrouvailles prometteuses pour l’avenir.
Par Jalil Nouri



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