Après avoir offert à la CAF, la Confédération africaine de football, la plus belle édition de la CAN et la plus réussie de tous les temps, avec des chiffres exceptionnels qui se passent de tout commentaire, le Maroc s’est vu mal récompensé pour ses sacrifices.
N’ayant pas obtenu gain de cause devant la commission de discipline de l’instance africaine de football pour les incidents graves causés par la délégation de l’équipe du Sénégal, ainsi que l’interruption prolongée du match de la finale face au Maroc, dont les joueurs ont été sortis de leur concentration sur l’objectif du sacre, la commission de discipline de la CAF s’est contentée d’une série de sanctions plus ou moins complaisantes et blâmables. Allant même jusqu’à punir deux joueurs des Lions de l’Atlas, Hakimi et Saïbari, pour des motifs futiles sans conséquence sur le jeu, la Confédération africaine de football s’est discréditée, déconsidérée aux niveaux africain et international, en refusant de traiter la plainte marocaine sur le retrait antisportif et antiréglementaire du Sénégal, pourtant évoqué et sanctionné lourdement par son règlement intérieur, outrage et offense devant une FIFA prudente et commode qui n’a pas encore réagi à cette injustice, mais attendons son sursaut réparateur !
La CAF a voulu regarder ailleurs et refuser de prendre ses responsabilités pour rendre justice à un pays qui l’a sauvée à chaque fois de son incompétence et de ses maladresses. Le Maroc, toujours aux petits soins et dans un devoir fraternel constant, l’a sauvée de ses déboires en matière d’organisation de compétitions en lui ouvrant ses stades quand les autres pays les fermaient, et en lui accordant toutes les facilités.
Son patron, Patrice Motsepe, qui a bétonné son bilan sur le dos du Maroc, ne mérite plus ni l’hospitalité ni le respect du Royaume pour avoir laissé s’installer le déni du droit au sein de son instance, et n’avoir pas bougé le petit doigt pour que la réunion de la commission à l’origine de ce scandale l’éclaboussant se tienne selon les règles et la transparence. Sa présence à la tête de la CAF n’a plus de sens ; il se doit d’agir en conséquence avant que le Maroc ne prenne, en plus, ombrage de ses sournoiseries.
Par Jalil Nouri



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