Sauf fâcheux développement de dernière minute et sans grande surprise, le nouveau patron du RNI, qui sera officiellement investi à la présidence après le départ inattendu d’Akhannouch, n’est autre que Mohammed Chaouki, président du groupe parlementaire de cette formation, poste auquel il accédera en l’absence de tout autre concurrent.
Cet élu de Boulemane, son fief familial, est à la tête d’un cabinet financier de gestion d’actifs et a fait ses premières armes, comme son père, au sein du parti du PAM.
Sa candidature a été facilitée par le retrait de Mohammed Aujjar, ancien ministre de la Justice, et par les efforts du numéro 2, Rachid Talbi Alami, menés au plus vite avant l’heure limite fixée hier pour le dépôt des candidatures. Ce dernier avait toute la légitimité pour se présenter lui-même à cette succession difficile, mais ne le fera pas au final, se contentant de diriger la réunion du bureau politique afin que la succession se déroule sans douleur et sans remous, comme l’avait demandé Akhannouch lors de sa sortie.
Le dimanche 7 février sera donc le jour du congrès destiné à renouveler les instances et à montrer que la vie du RNI se poursuivra sans celui-ci, mais probablement pas avec les mêmes résultats. Le nouveau patron n’est pas, à proprement parler, une figure connue dans le paysage politique, sans expérience notable pour diriger le premier parti marocain, qui compte bien le rester après les prochaines élections législatives de septembre prochain, en résumé un véritable leader disposant de tous les attributs.
Avec cette arrivée, l’actuel numéro 2, président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, voit sa position se renforcer en tirant toutes les ficelles du jeu face à un Chaouki, chef de groupe au Parlement qu’il côtoie quotidiennement et qu’il sait sans grande expérience, mais auquel le premier apportera un soutien de taille.
Par Jalil Nouri



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