L’administration américaine de Donald Trump, à travers ses deux conseillers, Steve Witkoff et Massad Boulos, semble résolument déterminée à convaincre Alger de lâcher du lest sur le dossier du Sahara, si elle souhaite renouer des relations normales et durables avec les États-Unis.
Cherchant à préserver ses intérêts stratégiques et à tourner la page de relations désormais distendues avec Moscou, le régime algérien aurait opté pour une approche plus conciliante lors de la récente visite à Alger de Massad Boulos, conseiller de Donald Trump pour l’Afrique, devenu, de facto, l’un des principaux interlocuteurs sur le dossier du Sahara à la Maison-Blanche.
Membre par alliance de la famille du président américain, Boulos a été reçu avec tous les égards par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, en présence du ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf. Les discussions auraient porté sur l’intérêt pour l’Algérie d’engager un dialogue avec le Maroc sur la base du plan d’autonomie proposé pour le Sahara, présenté comme une option réaliste et pragmatique, plutôt que de continuer à retarder une échéance jugée inéluctable, conformément aux attentes américaines.
Selon plusieurs sources diplomatiques, et bien que ces échanges aient été entourés d’une grande discrétion, sans communiqué détaillé à l’issue des rencontres, l’Algérie semblerait avoir amorcé une sortie progressive de sa position de rigidité. Cette évolution se traduirait par un recentrage du dossier sur le Polisario et une convergence avec les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, appelant à des discussions directes avec le Maroc.
Dans ce contexte, un regain d’optimisme laisse entrevoir la possibilité d’un déblocage prochain, ouvrant la voie à de nouveaux pourparlers. Ceux-ci pourraient se tenir en Europe, en dehors de la France et de l’Espagne, alliées déclarées du Maroc, et réuniraient autour de la table le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario.
À l’issue de sa visite, le conseiller présidentiel américain a regagné Washington, où il devrait rendre compte de ces avancées au président Donald Trump. Un processus diplomatique à suivre de près.
Par Jalil Nouri










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