Entre les polémiques avec le monde du football sénégalais et les trahisons des coorganisateurs espagnols de la Coupe du monde 2030, le Maroc étouffe ces temps-ci.
Il s’agit là d’une situation comparable à celle d’un ring au milieu duquel le football marocain n’a pas le temps de se relever d’un coup qu’il en encaisse un autre, sans répit, de la part de pays pourtant proches.
La mémoire est encore chargée des mauvais souvenirs de la finale de la CAN 2025, des propos et gestes scandaleux du coach et de joueurs sénégalais, vainqueurs illégitimes de cette coupe, qui ont fait preuve d’une ingratitude sans égale envers un pays qui les a accueillis luxueusement, chouchoutés et privilégiés pour leur faire sentir qu’ils étaient chez eux malgré les enjeux de la compétition. Ils ne le reconnaîtront pas.
Idem pour le voisin espagnol, dont les responsables du football, aveuglés par leurs ambitions, ont planté un coup de poignard dans le dos du partenaire marocain dans l’organisation du Mondial 2030, en prenant tout le monde de court pour annoncer, par la voix du président de leur fédération, que les jeux étaient faits pour cette échéance et que l’honneur d’accueillir la finale reviendrait à leur pays, sans définir l’origine de cette décision sortie de leur propre imagination, ce qui pose de sérieuses questions pour la suite.
La Fédération marocaine a aussitôt démenti cette perspective étrange, précisant qu’aucune décision ne sera prise avant un délai lointain, qualifiant cette annonce de fausse et prématurée. Elle est d’autant plus inappropriée que le responsable du football espagnol a insinué que, vu les incidents ayant marqué la finale de la Coupe d’Afrique au Maroc, le pays perdrait toute chance d’accueillir celle du Mondial. Une assertion ridicule et cousue de fil blanc, qui montre que le Maroc doit s’attendre à ne recevoir aucun cadeau de la part du voisin ibérique.
Voilà qui promet pour une coorganisation Maroc-Espagne-Portugal qui démarre bien mal.
Par Jalil Nouri



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