Réuni en Conseil national samedi dernier, le PAM a choisi de se concentrer sur son organisation interne en perspective des prochaines échéances électorales, sans aborder le contenu du programme du parti à présenter, dans l’attente de la version finale qui sera proposée par la commission interne chargée du sujet, et non, comme chez d’autres formations, confiée à un bureau d’études.
La formation du Tracteur était surtout attendue par les observateurs sur la manière dont elle envisage l’avenir de ses relations avec la majorité actuelle et avec le RNI qui la dirige, à l’approche du départ annoncé d’Aziz Akhannouch de la tête du parti dimanche prochain. La réponse n’a pas tardé : le PAM a confirmé qu’il continuera à faire partie du gouvernement jusqu’aux élections de septembre, qu’il affirme d’ores et déjà vouloir remporter afin de diriger le prochain Exécutif.
Cette perspective rejoint la déclaration, à la fois ambitieuse et prémonitoire, du ministre Mohamed Mehdi Bensaid, numéro deux du parti, qui avait évoqué la possibilité de voir sa formation diriger ce qu’il a appelé de ses vœux « un gouvernement du Mondial ». Une formule appelée à faire florès et dont on entendra encore beaucoup parler, tant le PAM s’affiche déterminé et confiant dans ses calculs électoraux, un message largement assumé devant les militants lors de ce Conseil national.
Pour le reste, le parti du Tracteur n’a pas abordé la question de la charte électorale avec ses candidats ni avec ses partenaires de la majorité, avec lesquels il entend pourtant rester en conformité, tant dans ses engagements internes vis-à-vis de ses futurs élus que dans ses engagements externes au sein du gouvernement.
Sur ce dernier point, de nombreuses rumeurs ont circulé en marge de ce Conseil, évoquant la possibilité de voir Aziz Akhannouch quitter le gouvernement dès lundi prochain, après son départ de la présidence du RNI.
Par Jalil Nouri










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