Plus aucune personne parmi les 120.000 habitants qui y résident habituellement n’y vit désormais, ayant abandonné son domicile face aux pluies diluviennes qui inondent cette cité proche de Larache. Les autorités locales ont fini par convaincre la population d’aller trouver refuge ailleurs, d’autant que ce mercredi est présenté comme la journée la plus sombre et la plus dangereuse de son histoire.
En effet, les fortes pluies attendues en continu jusqu’au soir font craindre un nouveau débordement du fleuve Loukkos, qui, depuis une semaine, fait vivre aux habitants un véritable cauchemar, nourrissant la crainte de devoir quitter les lieux définitivement si d’importants travaux ne sont pas engagés pour contenir durablement la menace.
Le plus dur reste également à venir sur un autre plan : celui des campements de secours érigés par les Forces Armées Royales, les autorités locales et la Protection civile, désormais débordés par l’afflux de sinistrés, poussant les derniers arrivés à se diriger vers d’autres villes. Or, ces campements sont eux aussi menacés par les inondations, créant un climat de panique extrême, difficile à contenir, aggravé par des rumeurs, notamment celles faisant état d’habitations dévalisées par des bandes. Des informations formellement démenties par les forces publiques, déployées dans tous les quartiers pour protéger les biens privés et publics, dans une ville qui pourrait être partiellement engloutie par les eaux ce mercredi.
Toutes les villes du nord du pays se trouvent également sous cette même menace et s’attendent au pire, d’où la décision de fermer les écoles et de recommander aux habitants d’éviter les déplacements non urgents, en particulier pour les enfants en bas âge.
L’ensemble des développements de cette situation gravissime est suivi minute par minute par le ministère de l’Intérieur, le QG des Forces Armées Royales et la Protection civile, tous mobilisés pour intervenir dans un contexte d’alerte maximale.
Par Jalil Nouri











Contactez Nous