S’il ne l’a pas encore fait, on l’aurait souhaité à l’approche du Ramadan, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Riad Mezzour, a en revanche tapé du poing sur la table et haussé le ton au Parlement en répondant à une question sur les spéculations dans les villes sinistrées à la suite des inondations, principalement à Ksar El Kebir.
Interrogé sur les mesures qu’il compte prendre pour lutter contre ces spéculations dont sont doublement victimes les citoyens, citant l’exemple des bougies vendues par certains commerçants à 15 dirhams l’unité, soit dix fois leur prix habituel, le ministre istiqlalien a subitement perdu son calme pour condamner ces pratiques odieuses. Il a estimé que « l’exploitation de la détresse des citoyens est une honte » et assuré que tout serait entrepris pour sanctionner sévèrement les auteurs de ces pratiques visant à pratiquer la surenchère dans des situations de catastrophe naturelle.
Il faut bien se rendre à l’évidence et reconnaître que le ministre a parfaitement raison de vouloir mettre fin à ce phénomène honteux, en sévissant avec la plus grande fermeté contre les profiteurs de crise et les intermédiaires ayant organisé un marché noir dicté par le gain facile.
Il est vrai qu’il n’y a pas que les bougies, puisque d’autres produits comme le pain, l’huile, le sucre et le gaz ont également fait l’objet de hausses vertigineuses, avant que la ville ne soit évacuée de l’ensemble de ses habitants ces dernières heures vers d’autres destinations, parfois lointaines, afin de se protéger des inondations et de ces pratiques.
Par jalil Nouri










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