L’idylle avec les États-Unis que l’Algérie cherchait habilement à construire tourne aujourd’hui au fiasco, avec une tournure inattendue dans les relations entre les deux parties.
En effet, bien avant que les tentatives de rapprochement ne s’amorcent ces derniers mois, l’Algérie avait déjà passé commande d’avions de chasse russes de cinquième génération de type Su-57, une décision jugée contraire par Washington à sa stratégie visant à freiner le renforcement de l’arsenal militaire de la Russie et de son économie de défense, en bloquant toute vente d’armement à des pays étrangers alliés à Moscou.
L’Algérie, qui cherchait à se rabibocher à tout prix avec Donald Trump, avec l’arrière-pensée de nuire aux relations américano-marocaines, a été surprise de voir sa tentative tourner court devant les élus américains, lorsque, en commission des Affaires étrangères, a été évoquée la commande d’avions de combat passée avec la Russie. Une décision qui rebattait toutes les cartes, puisque le Département d’État des États-Unis a estimé non seulement que l’Algérie se disqualifiait pour prétendre à de meilleures relations avec les États-Unis, mais qu’elle s’exposait également à des sanctions prévues pour l’achat de toute catégorie d’armes auprès de la Russie.
Le coup diplomatique est doublement dur pour Alger, qui perd non seulement tout espoir de rapprochement et de normalisation avec Washington, mais qui pourrait également subir de lourdes sanctions, dont, par ricochet, une inscription sur la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme, en raison de sa manipulation des séparatistes du Front Polisario contre le Maroc, lequel demeure le meilleur et le seul véritable allié fidèle de Washington dans la région depuis plus de 250 ans.
Par Jalil Nouri



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