Dans la nuit du 4 au 5 février 2026, le Maroc a perdu l’une de ses figures culinaires les plus attachantes : Kamel Laâbi, plus connu sous le nom de Chef Kimo, s’est éteint à l’âge de 57 ans, une disparition confirmée par ses proches et relayée via ses réseaux sociaux.
Originaire de Fès, Chef Kimo avait fait de ses racines fassies une boussole. Il puisait dans les gestes transmis, les recettes de famille, les épices du terroir et cette mémoire vivante qui fait la richesse de la cuisine marocaine. Son héritage était aussi culturel : petit-fils de Haj Abdelkrim Raïs, gardien de la musique arabo-andalouse, il avait prolongé cet attachement au patrimoine en mêlant gastronomie et musique, notamment à travers le groupe « Frères Laâbi ».
Sur les réseaux sociaux, Chef Kimo s’était imposé comme un passeur : une voix chaleureuse, une pédagogie simple, une manière de rendre les plats traditionnels accessibles sans les dénaturer. À Rabat, son établissement « Chez Kimo » incarnait cette identité singulière, où l’assiette dialoguait avec l’ambiance musicale, comme une célébration continue du Maroc populaire et raffiné.
Mais l’une de ses marques les plus émouvantes restera son attention à la transmission aux enfants : ateliers, moments ludiques, cuisine partagée… Chef Kimo ne se contentait pas de montrer des recettes, il semait une fierté et une continuité.
Sa disparition laisse un vide dans les cuisines… et dans les cœurs. Car au-delà de la notoriété, Chef Kimo aura incarné une idée simple et précieuse : un pays se raconte aussi par ses saveurs, ses chansons et ses tables ouvertes.










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je suis encore sous le choc ! on perd une grande étoile culinaire, irremplaçable dans son style et sa popularité. allah yre7mek chef Kimo, la cuisine marocaine authentique restera bien orpheline