Les images et les récits du quotidien des sinistrés s’accumulent pour montrer, si besoin en était encore, le niveau élevé de l’engagement solidaire chez les Marocains dans les situations difficiles comme celles provoquées par les inondations depuis plus d’une semaine.
Des familles accueillant d’autres anonymes venus se réfugier et trouver réconfort loin des zones sinistrées, des bénévoles aidant les secouristes dans la ville meurtrie de Ksar El Kebir, de modestes personnes apportant des repas et des vivres aux déplacés dans les campements installés à Larache ou à Sidi Kacem après leur évacuation de leurs logements, d’autres mettant leurs moyens de transport à la disposition de chaque demandeur souhaitant rejoindre sa famille à des dizaines de kilomètres, et la liste est encore longue de ces gestes de générosité, d’humanisme et d’empathie qui resteront gravés dans les mémoires.
Dans presque toutes les zones inondées ou risquant de l’être encore, les mêmes élans de solidarité sont rapportés ici et là, avec la même mobilisation de jeunes et de moins jeunes mettant leurs moyens au service de ceux qui en ont besoin.
Encadrées par les forces de l’ordre, les éléments des Forces armées et les autorités locales, ces bonnes volontés sont bien acceptées pour leur dévouement, tant qu’elles ne perturbent pas l’organisation des secours et des évacuations dépassant la centaine de milliers de personnes, auxquelles elles apportent un réconfort moral et l’espoir d’un jour meilleur, malgré les mauvaises conditions climatiques et le déchaînement, sans distinction, d’une nature capricieuse sévissant principalement sur le Nord du Maroc, avec des risques de propagation vers d’autres régions plus au sud.
On ne dira jamais assez merci à cette armée tout court, et merci à cette armée de volontaires et de bonnes âmes, ainsi qu’aux autorités et aux secouristes, pour leurs efforts surhumains dans cette épreuve.
Par Jalil Nouri










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