Alors que de plus en plus de pays interdisent désormais l’accès aux réseaux sociaux pour les adolescents, les derniers en date étant la France et l’Espagne, qui ont décidé de passer à l’acte pour les moins de 16 ans avec effet très prochain, au Maroc, rien ne laisse présager, durant cette dernière année de législature, que le débat sera ouvert de sitôt au Parlement. Ce dossier brûlant semble ainsi renvoyé au prochain mandat, en 2027, après les élections de septembre 2026, tout dépendant alors du niveau de prise de conscience à cette période ou du fait que les priorités soient ailleurs.
Ni les députés de la majorité, ni le gouvernement avec ses trois formations aux affaires et la ministre de tutelle chargée de la transition numérique, ni les députés de l’opposition n’ont pris les devants face à un phénomène qui agite pourtant l’ensemble des pays développés et leurs sociétés. Ceux-ci s’emploient à élaborer des stratégies de contre-offensive contre un danger réel, menaçant des générations entières et risquant d’hypothéquer leur avenir ainsi que leurs capacités cognitives, en laissant les réseaux sociaux poursuivre leur œuvre de destruction systématique et d’encouragement à l’addiction.
Reste alors la carte à jouer des associations de parents d’élèves, de celles de défense des droits des enfants, ainsi que des organismes internationaux, afin d’exercer dans les plus brefs délais un lobbying auprès des parlementaires et du gouvernement pour que le débat soit posé et encadré par une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, voire, pourquoi pas, d’aller plus loin en généralisant cette interdiction aux moins de 18 ans.
Dans tous les pays ayant déjà légiféré en la matière, il a été heureux de constater que ces lois ont été adoptées à l’unanimité et appliquées sans délai. Dès lors, quel obstacle pourrait encore nous empêcher d’en faire autant ?
Par Salma Semmar










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Y’en a marre des copier/coller; le Maroc est un adulte qui a une culture à lui, pas besoin de copier des autres svp