Plongés dans une tempête de mobilisation et de contestation, les parents d’élèves des établissements scolaires relevant de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) dénoncent des hausses abusives et répétées des frais de scolarité, atteignant des sommets. Le cas des pratiques de cette « mission » est désormais dans le viseur du Sénat.
Cette fois-ci, le bras de fer prend une autre dimension avec la décision de la deuxième chambre française d’envoyer une commission d’enquête afin de faire toute la lumière sur la situation et de tirer cette crise au clair, à la suite des demandes expresses d’une intervention de Paris.
Il s’agit bien d’une commission d’enquête et non d’une commission d’information, la nuance est de taille. Elle devrait rassurer les parents et leur permettre d’espérer un changement après un long dialogue de sourds entre les parents et les responsables de l’agence au Maroc, qui a fini par céder la place au durcissement et aux incompréhensions, l’AEFE n’ayant jamais convaincu quant à la justification des hausses ni quant à sa volonté de relever le niveau de la qualité d’un enseignement en régression.
Désormais, face aux sénateurs, les parents d’élèves, ou du moins leurs représentants, disposeront de tout le temps nécessaire pour présenter leurs revendications légitimes et expliquer comment on en est arrivé à ce malaise, dont les conséquences se font sentir jusque dans le climat familial.
Une fois cette enquête achevée, après plusieurs mois d’investigations avant la publication d’un rapport et sa remise aux autorités compétentes — Éducation et Affaires étrangères — ainsi qu’à l’Assemblée nationale française et à la présidence de la République, attachée à la consolidation de relations excellentes à tous les niveaux avec le Maroc, les parents pourront voir leur dossier revendicatif évoluer. Sans s’attendre à une baisse des frais de scolarité, ils pourraient toutefois espérer des hausses mieux encadrées, étalées selon un calendrier adapté et tenant compte de l’ensemble des paramètres jusque-là ignorés par l’AEFE.
Par Jalil Nouri



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