L’on aura rarement assisté à une telle ronde incessante d’hélicoptères que durant ces inondations qui touchent les régions sinistrées du Loukkos et du Gharb.
Leur utilité est, et a été, d’une extrême importance, non seulement pour l’évacuation des malades vers les hôpitaux et des personnes âgées ou à mobilité réduite vivant dans un isolement total, mais également pour l’acheminement des vivres, des médicaments et du matériel d’urgence ou de première nécessité vers des populations prises au piège des eaux et inaccessibles aux secours terrestres, en raison de dangers aggravés par les déluges dans des zones où seuls les hélicoptères peuvent intervenir.
Les images de ce va-et-vient sans fin, de nuit comme de jour, de ces hélicoptères de la Gendarmerie royale montrent à quel point leur présence est capitale dans le cas d’espèce, en raison de l’impraticabilité du terrain, des conditions météorologiques et du nombre croissant d’interventions urgentes à mener, de plus en plus nombreuses d’une région à l’autre.
Telles des navettes, ces hélicoptères ont été perçus comme un véritable miracle par les familles concernées, qui n’en avaient jamais vu voler et qui avaient, pour beaucoup d’entre elles, depuis longtemps perdu espoir d’être secourues. Parfois, l’on a même assisté à l’embarquement de familles entières à bord des appareils, encadrées par différents corps de sauveteurs, des éléments de la Gendarmerie et de la Protection civile, ainsi que du Croissant-Rouge.
Au moment du bilan final, l’on est étonné de découvrir le nombre de rotations effectuées et celui des personnes transportées, ce qui permet de mesurer leur rôle essentiel et déterminant en période de crise ou de catastrophe. Un rôle comparable à celui de la plateforme de stockage d’urgence de denrées et de matériel, dont les travaux ont été lancés, on s’en souvient, par le Roi Mohammed VI dans la commune d’Ameur, non loin de Rabat.
Par Jalil Nouri


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