Le Maroc est engagé dans une transformation profonde de son système électrique, avec une trajectoire qui place les énergies renouvelables au cœur de la réponse à la hausse continue de la demande. Selon un rapport récent de Agence internationale de l’énergie (AIE), la consommation d’électricité du Royaume devrait progresser en moyenne de 2,8 % par an entre 2026 et 2030, un rythme maîtrisé comparé au pic observé en 2025, mais qui impose néanmoins une montée en puissance rapide des capacités de production.
Cette demande croissante sera largement couverte par les renouvelables, dont la production devrait augmenter à un rythme annuel moyen supérieur à 8,5 % d’ici à 2030. Résultat : la part des énergies vertes dans le mix électrique national, estimée à 26 % en 2025, atteindrait 34 % à l’horizon 2030, au détriment progressif des sources fossiles. Si l’éolien demeure aujourd’hui un pilier majeur, le solaire photovoltaïque s’impose comme la filière la plus dynamique, avec une croissance attendue de 31 % par an sur la période 2026-2030.
Cette mutation s’appuie également sur un effort massif en matière de stockage et de flexibilité. Les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), comme le projet d’El Menzel, ainsi que les grands projets solaires dotés de batteries, pilotés notamment par MASEN, renforcent la résilience du réseau. De son côté, ONEE prépare de nouvelles centrales au gaz naturel, source jugée indispensable pour accompagner l’intégration massive des renouvelables.
Inscrite dans une stratégie climatique ambitieuse, cette transition vise désormais plus de 15 GW de capacités renouvelables installées d’ici 2030, avec en ligne de mire une sortie progressive du charbon à l’horizon 2040. Le Maroc confirme ainsi son positionnement comme acteur énergétique régional crédible, capable d’allier sécurité d’approvisionnement, transition verte et coopération internationale.










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