Entre le 2 et le 8 février, les routes en milieu urbain ont encore payé un lourd tribut. Selon un bilan communiqué par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), 28 personnes ont perdu la vie et 2.714 autres ont été blessées, dont 95 grièvement, à la suite de 2.022 accidents de la circulation enregistrés dans les périmètres urbains sur cette seule semaine.
Derrière ces chiffres, le tableau des causes revient, hélas, comme un refrain connu. La DGSN classe en tête l’inattention des conducteurs, suivie du non-respect de la priorité, de la vitesse excessive, puis de l’inattention des piétons. S’y ajoutent d’autres facteurs aggravants : non-respect de la distance de sécurité, perte de contrôle, changement de direction sans signalisation, manœuvres interdites, non-respect du “Stop”, circulation en sens interdit, conduite à gauche, franchissement du feu rouge, dépassement dangereux et conduite en état d’ivresse.
Face à cette hécatombe, les services de sécurité ont intensifié les opérations de contrôle et de répression. Durant la même période, 45.282 infractions ont été constatées, avec 6.782 procès-verbaux transmis au parquet. En parallèle, 38.500 amendes transactionnelles ont été encaissées, pour un montant total de 8.470.775 dirhams.
Le bilan des mesures administratives illustre, lui aussi, l’ampleur des comportements à risque : 4.825 véhicules ont été placés à la fourrière municipale, 6.782 documents retirés, et 320 véhicules immobilisés. Autant d’indicateurs qui rappellent que la bataille de la sécurité routière ne se gagne pas uniquement par la sanction, mais aussi par un changement durable des réflexes au volant… et sur les passages piétons.



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