Depuis son retrait officiel de la présidence du parti du RNI le week-end dernier, l’on pensait que cette sortie le pousserait dans la foulée vers la sortie du gouvernement.
Dans les milieux politiques, la rumeur de son départ continue pourtant d’évoquer son remplacement dans les prochains jours, mais l’homme n’en a cure et poursuit normalement son activité, tout en refusant de se rendre dans les zones inondées pour lesquelles il vient d’annoncer le déblocage tant attendu du fonds spécial resté inopérant pendant plusieurs années. Le Roi a facilité, par ses ordres, la tâche d’Akhanouch, ce qui ne l’empêchera pas, malgré cela, de placer cet acquis dans le bilan de son gouvernement. Mais il est une inconnue qui vient donner de la saveur à l’attentisme qui règne dans les milieux politiques sur une éventuelle éclipse-surprise, au sein de l’Exécutif, de son chef attitré, qui sait garder jalousement ses secrets pour lui.
Selon certaines sources généralement bien au fait des mouvements dans les arcanes politico-gouvernementales, tout laisse penser que, pour parer à cette éventualité, alors qu’il ne reste plus qu’environ six mois avant la tenue des élections législatives, son futur remplaçant providentiel pour ce court mandat serait déjà identifié. Le profil taillé sur mesure d’homme de la situation serait à chercher du côté du parti de l’Istiqlal, en la personne de son chef, Nizar Baraka, qui s’apprêterait à aller « au charbon » à tout moment, bien que la mission puisse s’apparenter à un piège à la veille des élections. Son nom revient, en tout cas, dans tous les salons de la capitale, avec des supputations sur la mise à l’écart, dans ce scénario, du successeur d’Akhanouch, Chaouki, qui, logiquement, devrait également l’être à la tête du gouvernement. Mais, visiblement, l’homme n’aurait pas encore fait sa place.
L’actuel chef du gouvernement poursuit, pour l’instant, son régime d’activités intenses en cette fin de mandat, signe révélateur d’une forme de boulimie à vouloir réaliser ce qui lui manque encore dans son bilan.
Par Jalil Nouri



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