La célébration de la Saint-Valentin est-elle en voie de disparition chez les Marocains ?
Cette année, en tout cas, on aura observé un phénomène nouveau : cet événement est passé pratiquement inaperçu, après n’avoir pas été au centre de l’habituel tapage.
Ses aficionados, et ils sont nombreux, ont-ils fini par se convaincre qu’ils étaient manipulés par une simple pratique commerciale qui a fait son temps et livré tous ses secrets ? La publicité des promotions, inondant habituellement les médias et les réseaux sociaux, a été réduite à sa plus simple expression pour ce 14 février adopté comme jour de la fête des amoureux, contrairement à son objectif initial, puis récupéré par les marketeurs au bénéfice des marques commerciales, surtout celles des parfums et des enseignes de restauration et de divertissement, pour une fête vite oubliée.
Les sociologues auront fort à faire pour expliquer comment cette date s’est imposée si longtemps et comment elle semble aujourd’hui vivre les prémices d’un crépuscule annoncé, dont les premiers signes se font déjà sentir.
On aura remarqué, tout aussi bizarrement, que la couleur rouge, habituellement associée à cette célébration, a aussi disparu de l’espace public, du moins pas autant que par le passé. Ailleurs pourtant, la Saint-Valentin sera fêtée ce samedi avec le même déferlement de dépenses, d’invitations et de bouquets de roses sur toutes les tables.
Les esprits malins des réseaux sociaux, comme les influenceurs, sont-ils en train de préparer un phénomène de substitution local pour détrôner la Saint-Valentin ?
Sinon, ce sera l’usure du temps qui est en train d’avoir raison de la plus longue fête des amoureux, ici et ailleurs, comme bien d’autres occasions éphémères.
Par Salma Semmar











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