Une nouvelle fois, et après avoir été à l’origine de manifestations suite à de nombreux décès dans un autre hôpital, c’est au tour du CHU Mohammed VI, nouvellement créé, de faire l’objet, à tort ou à raison, de vives critiques et de mouvements de colère parmi les habitants.
Très tôt samedi matin, un malade d’une soixantaine d’années s’est jeté du haut d’un bâtiment de ce complexe hospitalier où il était suivi et soigné, a précisé sa direction. Il est facile d’imaginer l’état des autres malades et du personnel après l’annonce de ce suicide, qui a causé des désordres dans l’établissement sur fond d’incompréhension et d’interrogations sur les vraies motivations du patient.
Car le défunt était, selon le personnel, en voie de guérison et se trouvait dans un état psychique loin de celui d’une personne se préparant au suicide sous cette forme extrême, qui a réduit à néant les efforts des secouristes et les moyens mobilisés sur place.
Alors qu’une commission d’enquête a déjà été dépêchée sur les lieux, les habitants ont vite fait le lien avec l’ancien hôpital de la ville où plusieurs décès avaient été enregistrés, non pas pour des suicides, mais dans des cas de femmes enceintes, surtout à cause de retards dans les rendez-vous pour les auscultations ou de l’absence de médecins dans des situations d’urgence, à l’origine d’une vague de manifestations dans tout le Maroc devant les hôpitaux et du mouvement Gen Z.
Aujourd’hui, il s’agit d’un suicide aussi incompréhensible que révoltant, dont les tenants et les aboutissants ne tarderont pas à être portés à l’attention de l’opinion publique, aussi bien locale que nationale, surtout qu’il en va, encore une fois, de l’image des établissements publics de santé. Cela commence à faire trop de tragiques événements, comme une malédiction.
Par Jalil Nouri










Contactez Nous