Selon les premières indications relatives au suicide d’un patient, survenu samedi matin au tout nouveau CHU Mohammed VI d’Agadir, l’homme se serait jeté du troisième étage dans un moment de détresse après avoir été privé de cigarette.
Le défunt, hospitalisé pour des complications pulmonaires et formellement interdit de tabac, se serait cru guéri à tort. Il aurait demandé à son épouse de lui apporter une cigarette, ce qu’elle aurait refusé, rappelant les consignes strictes de ses médecins de ne plus fumer afin d’éviter toute récidive.
D’après plusieurs recoupements qui, à ce stade, ne mettent pas en cause une responsabilité médicale, l’homme aurait profité d’une brève absence de son épouse pour se jeter du haut du bâtiment où il était hospitalisé pour des examens de contrôle, chutant trois étages plus bas dans un état critique. Les secours, rapidement intervenus, n’ont malheureusement pas pu le réanimer en raison de la gravité de ses blessures.
Cette version des faits, qui a suscité l’étonnement de plus d’un observateur, relate le déroulement présumé de ce drame intervenu quelques jours seulement après l’inauguration du CHU Mohammed VI, l’un des plus importants établissements hospitaliers du Royaume, doté d’effectifs renforcés.
Les enquêteurs de la ville d’Agadir n’ont toutefois pas encore achevé leurs investigations. Un rapport officiel devrait être transmis à la justice dans les prochains jours afin d’établir les circonstances exactes du drame et de clore ce dossier qui alimente déjà de nombreuses discussions au sein de l’opinion publique locale, parfois nourries d’interrogations infondées et de spéculations hâtives.
Dans un contexte marqué par le traumatisme laissé par la multiplication des décès à l’ancien hôpital Hassan II de la ville, en raison de négligences avérées par le passé, certaines voix se sont empressées d’imputer ce suicide à une prétendue défaillance du personnel du nouvel établissement. Une accusation grave, largement relayée sur les réseaux sociaux, et qui pourrait, le cas échéant, faire l’objet de poursuites judiciaires si elle s’avérait diffamatoire.


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