Le Parc des Princes a vibré samedi soir lors du spectaculaire succès du Paris Saint-Germain face à Monaco (3-2). Dans une rencontre rythmée et longtemps indécise, Achraf Hakimi a incarné à lui seul le scénario du match : une entame hésitante, puis une montée en puissance décisive.
Encore en phase de reprise après une blessure qui l’a tenu éloigné des terrains, le latéral marocain a d’abord semblé manquer de rythme. Pris dans son dos sur l’ouverture du score monégasque, il a été pointé du doigt pour un retard au marquage et une certaine passivité. Plusieurs observateurs ont relevé une première demi-heure en demi-teinte, où le numéro 2 parisien a subi davantage qu’il n’a imposé.
Mais c’est précisément dans ces moments-là que l’international marocain révèle son caractère. À la 41e minute, il surgit dans la surface pour conclure d’une frappe croisée précise, relançant totalement son équipe. Un geste technique net, exécuté avec sang-froid, qui a changé la physionomie de sa prestation.
Libéré après la pause et encore davantage après l’expulsion de Golovin, Hakimi a retrouvé son registre naturel : percussion, projection, intelligence de déplacement. Positionné dans un rôle plus hybride, oscillant entre latéral et milieu excentré, il a pris possession de son couloir droit. C’est d’ailleurs lui qui amorce l’action du but victorieux, en initiant le contre avec lucidité et justesse.
Au final, noté entre 5,5 et 7 selon les médias spécialisés, Hakimi a livré un match à deux visages. D’abord fragilisé, puis déterminant, il a rappelé que son apport dépasse la simple dimension défensive : il est un accélérateur de jeu, capable de transformer un doute en opportunité. Une prestation contrastée, mais révélatrice d’un joueur qui ne renonce jamais.










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