Face aux critiques et aux rumeurs ayant circulé autour du programme d’aide destiné aux victimes des récentes inondations, des sources autorisées assurent que l’octroi du soutien financier obéit à un cadre strict, fondé sur des critères précis et une procédure traçable.
Le programme, lancé après les crues ayant touché plusieurs communes relevant des provinces de Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane, s’inscrit, selon les mêmes sources, dans une logique de mobilisation nationale et de réaction rapide face à une situation exceptionnelle. Une aide directe pouvant atteindre 6.000 dirhams par foyer a ainsi été prévue pour apporter un appui immédiat aux ménages sinistrés, en particulier ceux ayant dû évacuer ou ayant perdu une partie de leurs biens.
Mais l’accès à cette aide n’est ni automatique, ni généralisé. Il est réservé aux douars et quartiers officiellement reconnus comme sinistrés, après vérification de la résidence effective des familles dans les zones touchées au moment des crues. Les services concernés s’appuient sur les données collectées sur le terrain afin d’attester, notamment, de l’évacuation réelle des ménages durant l’épisode d’inondation.
Le versement est effectué au profit du chef de famille, après l’envoi d’un message au 1212 contenant les informations nécessaires à l’identification du demandeur. Un système technique de contrôle a été déployé pour empêcher les doublons et réduire les risques de fraude, dans un contexte où de nombreuses demandes sont déposées, y compris par des personnes ne répondant pas aux conditions d’éligibilité.
Selon les mêmes sources, un nombre important de dossiers a déjà été traité, et les premiers paiements ont commencé depuis le début de la semaine. Les demandes restantes continuent d’être examinées au fur et à mesure.
Parallèlement à l’aide directe, un volet spécifique concerne la réhabilitation des logements et des petits commerces, ainsi que la reconstruction des habitations effondrées. Pour cela, des commissions locales ont été mises en place dans chaque commune impactée. Elles mènent un recensement minutieux : familles évacuées, habitations inondées ou détruites, nature des constructions, commerces sinistrés.
Composées d’autorités locales, d’élus, de représentants des services de sécurité et des secteurs du commerce, de l’industrie et de l’habitat, ces commissions travaillent selon une approche concertée, avec un mot d’ordre : rigueur, vérification et respect strict des critères.


Contactez Nous