À l’heure où les États-Unis déploient des efforts considérables dans le processus d’application du plan d’autonomie marocain pour les provinces du Sahara, encore sujet à des réticences de la part de l’Algérie et du mouvement séparatiste du Polisario, autres parties prenantes, il est encourageant de constater que la diplomatie américaine voit plus loin.
En effet, lors des prochains rounds de discussions prévus dans les semaines à venir, celle-ci s’évertuera à mettre en avant la nécessité primordiale de parvenir, au préalable, à une normalisation des relations conflictuelles entre l’Algérie et le Maroc, dont les liens sont rompus et les frontières fermées, le tout dans un climat proche de l’ouverture des hostilités, et ce depuis plus de 50 ans, au détriment des peuples et de l’Afrique du Nord.
Pour l’administration Trump, il serait en effet réaliste de considérer que tout accord sur l’autonomie ne pourra être respecté sur le long terme que si certaines conditions sont réunies afin de sécuriser l’application et la pérennité du plan, sans lesquelles la région resterait sous tension.
Première condition à exiger lors des entretiens : la signature, par l’Algérie et le Maroc, d’un pacte de non-agression sous parrainage et garantie militaires américains, comprenant une redéfinition du rôle de maintien de la paix pour la MINURSO, la force onusienne actuellement présente dans les provinces sahariennes afin de faire respecter le cessez-le-feu.
Seconde condition, en lien avec la première : la signature d’un traité de bon voisinage incluant l’engagement des deux pays dans la construction d’une grande région du Maghreb, avec les autres États de la zone, afin de réunir les cinq membres qui la composent autour d’un projet commun et ambitieux de développement économique, dont les fruits profiteraient à leurs peuples et à l’ensemble de ces territoires maintes fois tentés par une intégration.
Enfin, troisième condition : la délimitation du tracé des frontières, avec un rôle d’arbitre confié à l’ancienne puissance coloniale, la France, afin d’éviter tout nouveau risque ou prétexte à une résurgence des germes de la discorde et des conflits, susceptibles de fragiliser le retour de la paix et les résultats historiques de la dynamique instaurée avec succès par la diplomatie américaine.
Ce sont là quelques pistes, que certains jugeront utopiques, mais qu’il convient d’admettre comme pouvant constituer une base solide pour la réussite pleine et entière du plan d’autonomie.
Par Jalil Nouri



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Trump, ……. considérer que tout accord sur l’autonomie ne pourra être respecté sur le long terme que si certaines conditions sont réunies afin de sécuriser l’application et la pérennité du plan…
Notre pays ne dois pas mettre tous les œufs dans le même panier des américano-sionistes….
Les yanquis et les sionistes ne cherchent que leurs intérêts au détriments des peuples
« il est encourageant de constater que la diplomatie américaine voit plus loin. » Ça fait bien rire de lire ceci, c’est comme si les actions de l’oncle Sam se font pour les beaux yeux des …
Si ce que vous apporté dans cet article s’avère s’approcher de la realité c’est que les deux voisins vont se diriger vers une déconfiture inevitable.!!
Les deux voisins ont la chance historique et moment géopolitique critique pour se réconcilier rapidement sans intervention étrangère, tout en profitant et se positionnant sur cette vague de mutation menée par les usa. Sinon, encore une fois les nouvelles générations vont souffrir d’une dépendance pesante.
L’Algerie n’a nullement l’intention de ce réconcilier avec le Maroc car c’est signer la mort de ce régime.