La justice a rendu son verdict, jeudi, dans le dossier des violences ayant entaché la finale de la Coupe d’Afrique des Nations disputée en janvier dernier au stade Loula Abdellah à Rabat, entre le Maroc et le Sénégal. Le tribunal de première instance de Rabat a prononcé des peines de prison ferme et des amendes à l’encontre de 19 supporters — 18 Sénégalais et un supporter d’origine algérienne — arrêtés à la suite des scènes de hooliganisme constatées aux abords et à l’intérieur de l’enceinte sportive.
Selon les éléments présentés, les sanctions ont été modulées en fonction du niveau d’implication et des faits reprochés. Une première catégorie a écopé de trois mois de prison ferme assortis d’une amende de 1 200 dirhams. Une deuxième a été condamnée à six mois ferme avec 2 000 dirhams d’amende. La troisième, jugée plus impliquée, a reçu une année de prison ferme et 5 000 dirhams d’amende.
En amont, le ministère public avait requis des peines plus sévères, pouvant aller jusqu’à deux ans dans certains cas. Le parquet a estimé que les actes incriminés — violences contre les forces de l’ordre, dégradations d’équipements, envahissement de la pelouse et jets de projectiles — avaient perturbé le déroulement de la finale, occasionné des dégâts matériels importants évalués à plusieurs millions de centimes, et porté atteinte à l’image de l’organisation sportive.
Au-delà de la dimension pénale, ce dossier rappelle la ligne rouge que les autorités entendent tracer autour des grands événements : la fête du football ne peut se transformer en terrain d’affrontement. Les avocats des condamnés ont d’ores et déjà annoncé leur intention de faire appel, ouvrant la voie à une seconde lecture judiciaire de cette affaire.











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