La sortie de Soukaina Benjelloun de la prison locale d’Oukacha à Casablanca, ce dimanche 22 février 2026, ne clôt pas uniquement un épisode judiciaire suivi de près : elle inaugure surtout une nouvelle séquence de communication. Dans l’univers des influenceurs, une libération ne se réduit jamais à une actualité divers. C’est un tournant où l’image se reconstruit, où le récit se recompose, et où la stratégie digitale se prépare, parfois dans un minutage précis.
L’influenceuse a retrouvé la liberté après avoir purgé une peine de trois mois de détention et réglé une amende, dans le cadre d’une plainte introduite par son ex-époux. L’affaire, portant sur la diffusion présumée d’allégations jugées attentatoires à la vie privée et à la réputation, avait suscité une large médiatisation, amplifiée par l’écho de son divorce présenté sur les réseaux comme “l’un des plus coûteux”. À sa sortie, si son visage semblait marqué par la fatigue de l’épreuve, une certaine énergie et une détermination perceptible continuaient néanmoins de transparaître, renforçant l’image d’une personnalité controversée, scrutée autant pour ses contenus que pour les polémiques qui les entourent.
Depuis l’annonce de sa sortie, un élément domine : l’impatience de sa communauté. La question est simple mais décisive : reprendra-t-elle les codes qui ont fait sa notoriété , confidences, affrontements, exposition du privé, ou choisira-t-elle un virage plus prudent ? Dans l’ère actuelle, un passage par la justice agit souvent comme un “reset” médiatique. Pour les profils à forte audience, le retour se construit généralement autour de trois axes : maîtriser le récit, sécuriser juridiquement les prises de parole et restaurer la confiance.
En toile de fond, se dessine ainsi une opération de repositionnement : passer d’une visibilité inflammable à une présence plus cadrée et plus durable. Et si plusieurs scénarios restent possibles, un point paraît acquis : sa prochaine apparition ne sera pas un simple live, mais un message pensé, calibré — possiblement recentré sur une dimension plus personnelle, y compris la place de ses enfants, dont l’absence pourrait continuer à nourrir son discours.










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