En ce mois de Ramadan, plusieurs conseils d’arrondissements de la ville de Rabat sont le théâtre de désaccords marqués entre certains élus, sur fond d’organisation de la distribution des paniers alimentaires destinés aux ménages en situation de précarité. Une initiative sociale essentielle durant cette période de solidarité, mais dont les modalités de mise en œuvre suscitent aujourd’hui interrogations et critiques au sein même des instances locales.
D’après des informations recueillies, les arrondissements concernés ont mobilisé des budgets conséquents pour financer cette opération saisonnière, avec une enveloppe globale dépassant les 80 millions de centimes. Toutefois, la méthode adoptée pour la répartition des aides fait débat, notamment après la mise en place d’un système attribuant des quotas de paniers aux conseillers communaux, appelés à en superviser la distribution dans leurs circonscriptions respectives.
Dans certains cas, la dotation confiée à un seul élu pourrait excéder les 200 paniers, selon des critères internes liés à la densité de population et au périmètre territorial couvert. Une pratique qui, pour certains membres des conseils, soulève des préoccupations quant au risque de voir l’action sociale utilisée à des fins de positionnement politique ou d’influence locale.
Ces derniers appellent ainsi à l’instauration de mécanismes plus transparents pour la désignation des bénéficiaires, suggérant que la gestion de l’opération soit confiée à des commissions administratives ou sociales indépendantes, afin de garantir l’équité dans l’attribution de l’aide.
À l’inverse, d’autres élus défendent le dispositif actuel, estimant que leur implication directe s’inscrit dans leur rôle de proximité avec les citoyens et permet d’identifier plus efficacement les familles réellement nécessiteuses au sein des quartiers.
Par ailleurs, les discussions internes ne se limitent pas à la seule question des paniers alimentaires. Elles s’étendent également aux avantages liés à certaines délégations de missions, notamment l’utilisation de véhicules de service, l’octroi de bons de carburant, de téléphones professionnels ou encore d’indemnités liées à des déplacements.
Les prochaines sessions des conseils d’arrondissements devraient permettre de déterminer si ces divergences aboutiront à une révision des mécanismes de distribution de l’aide sociale ou si elles resteront confinées à des débats conjoncturels propres à cette période.










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