Un hélicoptère de l’armée de l’air iranienne s’est écrasé mardi matin dans la province d’Ispahan au centre du pays, causant la mort de quatre personnes selon les médias officiels iraniens. La tragédie s’est déroulée en plein cœur d’un marché de fruits et légumes bondé.
L’agence de presse Tasnim a précisé que l’accident a coûté la vie au pilote, à son copilote ainsi qu’à deux vendeurs du marché qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment. L’appareil s’est abattu sur le marché de la ville de Dartcheh dans la province de Khomeini Shahr relevant d’Ispahan.
Selon l’agence officielle, le crash résulte d’une défaillance technique survenue pendant le vol de l’hélicoptère appartenant à l’unité d’aviation de l’armée iranienne. Les circonstances exactes de cette panne restent à déterminer par l’enquête en cours, mais l’état vétuste de la flotte aérienne iranienne pourrait être un facteur aggravant.
L’Iran, soumis à de multiples sanctions internationales depuis des décennies, a enregistré ces dernières années une série inquiétante d’accidents aériens. Les responsables se plaignent régulièrement des difficultés immenses à obtenir les pièces détachées nécessaires pour entretenir correctement leur flotte vieillissante, tant civile que militaire.
Cette situation catastrophique découle directement de l’embargo occidental qui empêche Téhéran d’acquérir légalement des équipements aéronautiques modernes ou même des composants de maintenance pour ses appareils datant parfois de plusieurs décennies. Le régime iranien se voit contraint de bricoler avec des moyens de fortune pour maintenir ses avions et hélicoptères en état de vol.
Jeudi dernier déjà, un avion de chasse iranien s’était écrasé lors d’un entraînement nocturne dans la province de Hamadan à l’ouest du pays, tuant l’un des deux pilotes à bord selon la radiodiffusion officielle iranienne. Cette succession rapprochée d’accidents mortels souligne l’ampleur du problème de sécurité aérienne auquel fait face le pays.











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