Quand les relais politiques du lobby sioniste inventent des accusations calomnieuses contre la rapporteuse de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés
Alors qu’ils ont été incapables de dénoncer le génocide perpétré par Israël et les crimes de guerre commis par Netanyahou dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, certains se sont permis de lancer une campagne de calomnies contre Francesca Albanese, rapporteuse des Nations unies pour les territoires palestiniens, pour des propos qu’elle n’a jamais tenus !
La France a ainsi exigé la démission de Francesca Albanese, rapporteuse de l’ONU pour les territoires palestiniens, dénonçant ses « propos outranciers ». L’accusation, lancée par le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, fait suite à un montage vidéo, largement diffusé par les défenseurs du gouvernement israélien, qui déforme une récente intervention de l’experte onusienne.
Le ministre des Affaires étrangères accuse Francesca Albanese d’être « une militante politique qui agite des discours de haine », après des propos de la juriste italienne évoquant un « ennemi commun » à l’humanité, responsable d’un « génocide » à Gaza.
À aucun moment le doute ne l’a effleuré. Depuis l’Assemblée nationale, mercredi 11 février, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est levé pour condamner, au nom de la France et sans « aucune réserve », les propos outranciers et coupables de Mme Francesca Albanese, appelant à la démission la rapporteuse spéciale de l’Organisation des Nations unies pour les territoires palestiniens.
Sur les bancs de l’Hémicycle, Caroline Yadan, députée (Renaissance) de la 8e circonscription des Français établis hors de France (dont Israël), opine. L’élue avait interpellé le chef de la diplomatie, lors de la session de questions au gouvernement, sur le cas de cette experte onusienne honnie de l’État hébreu.
Mme Yadan s’offusquait de propos prétendument tenus par Mme Albanese, le 7 février, lors d’un forum organisé par Al-Jazeera, à Doha. « Mme Albanese désignait Israël comme ennemi commun de l’humanité », avance l’élue du parti présidentiel, en mettant en avant un montage vidéo, largement diffusé ces derniers jours par les défenseurs d’Israël et dans lequel l’intervention de l’experte des Nations unies a été tronquée.
« Une vision complotiste et déshumanisante qui érigerait l’incarnation du mal absolu comme l’étaient jadis les juifs considérés comme des sous-hommes par les nazis », affirme Mme Yadan. Dans un courrier adressé au ministre des Affaires étrangères, daté du 10 février et signé par une cinquantaine d’élus de son camp, la députée réclamait la révocation de Mme Albanese.
« Israël est l’ennemi commun de l’humanité » : comment cette phrase a été attribuée à tort à Francesca Albanese !?
Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot et plus de cinquante députés français ont effectivement accusé à tort la rapporteuse spéciale de l’ONU d’avoir déclaré qu’ »Israël est l’ennemi commun de l’humanité » lors d’un forum le 7 février.
Mais Francesca Albanese n’a jamais tenu ces propos, comme le montre le verbatim de son intervention !
Depuis le 8 février circule un visuel attribuant une fausse citation à la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese, qui n’a jamais dit qu’Israël était « l’ennemi commun de l’humanité ».
Avec certains médias français et israéliens, la propagande sioniste utilise ses relais politiques pour dénoncer les voix et traiter d’antisémitisme les consciences libres qui critiquent Israël !
Face aux critiques, Francesca Albanese a elle-même diffusé son intervention dans une réponse sur X dès le 9 février, notamment auprès de Caroline Yadan. « Indépendamment de vos attaques personnelles et du mépris affiché envers moi, je vous invite, Madame Yadan, à produire une seule citation où j’aurais qualifié Israël ‘d’ennemi de l’humanité' », a déclaré la rapporteuse de l’ONU, accompagnant son commentaire de la séquence en question, d’une durée de quatre minutes et en anglais.
Dans cet extrait, qui est bien le passage incriminé, il n’y a à aucun moment la citation attribuée à Francesca Albanese.
Hafid Fassi Fihri
Avec AFP










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