La formation politique de l’USFP présente par avance toutes les garanties d’un échec annoncé aux prochaines élections, contrairement aux assurances de son leader, Driss Lachgar, tentant de faire croire aux militants qui veulent bien l’entendre que son parti les remportera et qui, par sa gestion en solitaire, l’a, au contraire, conduit à l’impasse.
Un à un, les cadors de la formation socialiste et les figures historiques de la première heure ont pris leurs distances avec le siège de l’USFP et son locataire pour aller se mettre au service d’autres partis concurrents, dont le dernier, Abdelhadi Khayrate, donné comme futur gagnant logique dans son fief de la Chaouia, est parti garnir la hiérarchie du rival du PPS, heureux de cette aubaine et d’un recrutement intelligent d’une pépite.
Du côté de l’USFP, et à quelques mois des élections, les grandes décisions sont toujours prises par un seul homme, Lachgar, sans direction collégiale, en contradiction avec les principes démocratiques dont le parti de Mehdi Benbarka et Abderrahim Bouabid était le grand chantre sur l’échiquier politique marocain, mais qui semble condamné au déclin.
Multipliant les mandats plus que de raison et en dehors des principes de renouvellement de la direction tels que stipulés dans les statuts, le parti se retrouve livré depuis des années à une situation délétère qui a fait de l’USFP le parent pauvre de l’opposition, avec pour seule ambition celle de participer à un gouvernement, quelles que soient les conditions et les couleurs des partenaires, quitte à se désagréger dans des reniements, des compromissions pour peu que les privilèges soient assurés.
Par Jalil Nouri











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