Depuis le début des négociations autour du plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara, l’Algérie a radicalement changé son fusil d’épaule, abandonnant progressivement ses positions rigides et ses diktats répétés au fil des années, longtemps affichés sans crainte de répercussions. Mais le contexte international a évolué.
L’avenir du Sahara et la stratégie algérienne, qui consistaient à instrumentaliser le séparatisme sahraoui contre le Maroc, semblent désormais relégués à l’arrière-plan. Alger aurait aujourd’hui d’autres priorités, notamment celle de se rapprocher des États-Unis.
Constatant que le vent diplomatique tournait en faveur du Maroc, tant à l’ONU qu’à la Maison Blanche, le régime algérien aurait amorcé un revirement stratégique, après avoir épuisé la plupart de ses cartes, avant de réaliser qu’il lui en restait une : l’atout énergétique.
La tentative de rapprochement avec Washington passerait ainsi par la carte du pétrole algérien. En retour, les États-Unis auraient adressé un message clair : toute posture de confrontation dans le dossier du Sahara devrait céder la place à une participation active au processus politique, sous peine de lourdes conséquences diplomatiques.
Le signal n’avait pas besoin d’être interprété. Alger aurait depuis adopté une attitude plus conciliante envers les initiatives américaines de médiation. Toutefois, dans ce repositionnement, l’Algérie chercherait aussi à préserver ses arrières, redoutant qu’un nouvel équilibre régional ne rouvre certains dossiers sensibles.
Des garanties auraient ainsi été sollicitées afin de sécuriser ses intérêts stratégiques, dans une logique de normalisation des relations avec Washington et de valorisation de ses ressources énergétiques.
C’est dans ce contexte que s’inscrirait la nouvelle posture diplomatique algérienne sur la scène régionale.
Par Jalil Nouri



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