La Chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Casablanca a rendu, ce mardi, son verdict dans une affaire sensible mêlant accusation de traite des êtres humains et exploitation sexuelle d’une mineure. L’accusée principale, poursuivie en état d’arrestation, a été condamnée à sept ans de prison ferme.
Selon les éléments examinés par la juridiction, la prévenue, identifiée par les initiales Aïcha T., était poursuivie pour plusieurs chefs d’accusation graves, notamment la traite des êtres humains à travers l’exploitation sexuelle de mineurs. Le dossier, dont les faits se sont déroulés à Dar Bouazza, comprenait également des poursuites liées à la consommation et à la facilitation de stupéfiants, ainsi qu’à d’autres actes criminels retenus par le parquet.
Lors de ses réquisitions, le ministère public a mis en avant les incohérences relevées dans les déclarations des mis en cause, estimant que les versions présentées à la justice manquaient de crédibilité. Le représentant du parquet général a surtout insisté sur la gravité des faits reprochés à l’accusée principale, considérant que les éléments du dossier démontraient l’existence d’actes relevant de la traite des êtres humains, notamment à travers l’intermédiation, l’hébergement et l’exploitation d’une victime mineure en situation de grande vulnérabilité.
En revanche, la même juridiction, présidée par le conseiller Ali Tarchi, a prononcé l’acquittement d’un second prévenu, Azzedine T., poursuivi en liberté, qui était accusé d’atteinte sexuelle sur mineure.
De son côté, la défense de l’accusée a contesté l’ensemble des qualifications criminelles les plus lourdes, soutenant que plusieurs éléments retenus contre sa cliente ne permettaient pas, selon elle, de caractériser l’infraction de traite des êtres humains. Ce jugement relance, une fois encore, le débat sur la protection des mineurs en situation de précarité et sur la nécessité de renforcer la vigilance face aux réseaux d’exploitation.



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