En lançant son initiative de réunir les partis de la gauche marocaine dans une union dépassant le cadre des prochaines élections afin de concrétiser l’idéal d’une large partie des Marocains et en revenant à chaque fois à la charge pour une prise de conscience commune, le leader du PPS, Benabdellah, croyait sincèrement faire œuvre utile et rappeler aux Marocains qu’une nouvelle dynamique est possible.
Mais la réponse a été molle, pour ne pas dire qu’elle n’est pas encore venue, chaque formation concernée par le projet étant en plein réaménagement de sa cuisine interne, sa désignation des candidats et la préparation du programme à présenter.
Pourtant l’idée reste séduisante en cette période de début d’affaiblissement envisagé du premier parti en titre, le RNI, après l’effacement de son leader Akhannouch de la scène politique et l’émergence d’une nouvelle direction incarnée par Chaouki.
Il y a incontestablement une place à prendre et l’opportunité s’offre une nouvelle fois à l’opposition de gauche de revenir aux affaires en constituant une alliance durable.
Les relations entre les deux partis de l’USFP et du PPS, qui doivent composer le tronc de cette alliance, se sont endommagées pour espérer les voir ouvrir une nouvelle page et ressusciter le passé éphémère d’El Yousfi, artisan de l’inoubliable transition.
Entre-temps, Nabil Benabdellah veut bien continuer à croire qu’il recevra un appel du pied pour ouvrir le débat et jeter les bases d’une nouvelle force politique d’opposition.
À l’extrême de cette gauche, le climat ne semble pas non plus pencher vers une construction de cette force avec des partis qui l’ont marginalisée et avec lesquels aucun dialogue ni contact permanent n’ont jamais été entretenus pour aller vers cet objectif qui, il est vrai, pourrait se disloquer au lendemain des élections avec un « chacun pour soi » prévisible dépendant intimement des résultats dans les urnes.
Par Jalil Nouri











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